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Tout savoir sur le boxing d’outre-Manche

De Yann, publié le 17/03/2018 Blog > Sport > Boxe > Qu’est-ce que la Boxe Anglaise ?

« Celui qui n’a pas le courage de prendre des risques n’accomplira jamais rien dans sa vie. »

Mohamed Ali

Foi de grand champion ! Au vue du pedigree, tout semble indiquer que l’on peut se fier à ces conseils…

Eh bien, s’il y a un risque à prendre, c’est celui du bleu, de l’œil au beurre noir et du KO (plutôt rare chez les boxeurs amateurs…) ! Oui, vous nous avez compris, nous voulons parler de boxe – et pas de n’importe laquelle : la boxe anglaise, la reine des boxes !

Le noble art, comme on l’appelle si justement, est un tant soit peu connu de tous les êtres qui constituent l’humanité ; le boxing anglais est très présent dans la culture populaire de tous pays, dans les livres, au cinéma…

Mais le commun des mortels passe rarement le cap de la pratique, se contentant de football, de danse ou d’athlétisme…

Démarquez-vous donc, et montez sur le ring !

Toutefois, avant de prendre cette décision salutaire, vous devez connaître un minimum de choses sur le roi des sports de combat

Les principes de la boxe à l’anglaise

Sans doute les connaissez-vous déjà (inconsciemment du moins), car lorsque le quidam pense à la boxe, il songe généralement à la boxe anglaise, surreprésentée dans les arts et la société par rapport aux autres styles de boxes.

Dans ses grandes lignes, la boxe anglaise voit s’affronter deux boxeurs, munis de gants de boxe (ils sont rembourrés), sur un ring.

Quelle différence entre boxe française et boxe anglaise ? Les adversaires d’un jour doivent jouir d’un gabarit comparable, histoire qu’il y ait une certaine égalité (ou équité) dans l’affrontement.

C’est très clairement un sport de combat. La violence est au rendez-vous : même si elle est heureusement canalisée par des règles venant mettre tactique et technique au premier plan, les bobos et le KO (un « hors-combat » ou perte de connaissance de dix secondes décomptées à voix haute par l’arbitre) guettent les grands champions.

Les combats sont divisés en rounds (ou « reprises » pour ceux qui détesteraient les anglicismes) de trois minutes, le temps de récupération étant d’une seule minute à chaque fois. Les challengers vont alors chacun sur le coin du ring qui leur a été assigné, leur coach pouvant leur parler et un soigneur soulager leurs blessures.

C’est une petite cloche qui rythme les changements.

Il y a trois rounds de trois minutes pour les amateurs hommes (mais quatre reprises de deux minutes chez Mesdames), et jusqu’à douze chez les pros. Il y a un arbitre, mais deux chronométreurs.

Seuls les coups de poing sont autorisés, et ils doivent viser le visage ou le buste (au-dessus de la ceinture). Les saisies ou les tenues trop rapprochées sont interdites.

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Les attaques classiques sont le direct, le crochet, l’uppercut et le direct court. L’overhand et le cross-counter sont également basiques. En améliorant leur technique, les boxeurs apprennent rapidement le bolo-punch, le semi-uppercut, le shift-punch et le semi-crochet.

Ce sont les spectaculaires matches de boxe pro qui sont médiatisés : sans aucune protection, le KD est clairement recherché. À l’inverse, la boxe amateurs impose l’usage d’un casque – c’est celle-ci que nous pouvons regarder à la télévision tous les quatre ans pour les Jeux olympiques. C’est pour cela que l’on parle parfois de « boxe olympique ». Mais l’arrivée des professionnels en 2016 change déjà la donne.

De toute façon, il est bien évident que l’on peut enchaîner avec un casque plus de combats que sans… C’est le nombre de touches qui sert à départager le vainqueur du perdant, un point étant attribué à chaque fois. Une blessure fatale met également fin à l’escarmouche.

Si force et puissance sont une nécessité absolue pour en découdre, la boxe anglaise ne manque pas pour autant de subtilité.

Il faut être particulièrement agile, avec un jeu de jambes capable de permettre d’être sans cesse sur ses gardes tout en masquant ses intentions et initiatives, l’effet de surprise pouvant s’avérer déterminant.

La résistance et l’endurance ont un rôle à jouer, de même que la motivation (ou détermination) et le moral. La stratégie est importante afin d’user physiquement et/ou moralement son adversaire.

Enfin, si l’on ne saurait boxer sans savoir frapper, il faut aussi et surtout savoir éviter (l’esquive) ou parer (la parade) les bottes de son alter ego. D’où l’importance d’une garde de qualité et d’une concentration/attention de tous les instants !

Connaissez-vous les principes de la boxe thai ?

Bref historique du boxing à l’anglaise

Les sports de combats existent au moins depuis l’Antiquité (arts martiaux, pugilat…), et sans doute depuis les débuts de l’humanité.

De fait, c’est du pugilat que s’inspirèrent, au XVIIIe siècle, les parieurs anglais pour se donner de nouvelles sensations, trouvant un autre terreau que les courses de chevaux pour faire le gagne-pain des bookmakers.

Comme quoi, le siècle des Lumières doit peut-être son nom aux trente-six chandelles que voit le combattant KO… !

À la base, les règles sont à peu près inexistantes et les joutes se déroulent à mains nues (aïe, aïe, aïe !). Le premier champion de boxe serait, en 1719, un certain James Figg, maître d’armes.

Son disciple Jack Broughton remporta quatre cents rencontres environ. Il réglementa le premier la boxe après avoir tué un challenger et en être resté sous le choc.

Cette œuvre de codification fut poursuivie par le célèbre marquis de Queensberry John Sholto Douglas (qui arbitra également, par la suite, des combats de savate boxe française) et par le journaliste John Graham Chambers.

Les gants de protection deviennent obligatoires après 1865, de même qu’il est interdit de frapper un adversaire au sol ou de chercher le corps-à-corps voire l’étouffement.

On insiste de plus en plus sur l’agilité et – si l’on peut dire ! – sur la finesse.

Mais tous les boxeurs n’acceptent pas ces seize règles fondamentales : en 1889, l’Américain John Sullivan peut encore être champion du monde à mains nues, tandis que le plus long combat de boxe de l’histoire s’est fait au finish en 1893 : à La Nouvelle-Orléans, Jack Burke et Andy Bowen sont déclarés vainqueurs ex æquo après plus de sept heures de combat réparties en cent dix reprises !

Ce n’est que peu après, en 1899-1903, que la boxe anglaise est introduite en France à partir des États-Unis par Louis Lerda. Regardez les offres de cours de boxe femme bruxelles afin de découvrir tous ces styles de boxe.

Avez-vous déjà entendu parler du shadow boxing ?

L’équipement du boxeur et les différentes catégories

Comme vous ne vous appelez pas Mike Tyson et que vous n’êtes pas encore champion du monde de boxe, nous allons parler du matériel de boxe que doit avoir un boxeur débutant ou néophyte.

En boxe amateur, il est nécessaire de se munir de gants de sac, de chaussures de boxe (adaptées au léger rebondi d’une enceinte), d’une coquille, d’un protège-dents et d’un casque de boxe. Mais ce dernier est en voie de disparition (sauf pour s’entraîner, bien sûr), puisqu’il pourrait être interdit dès 2018 pour les compétitions !

Il existe aussi une boxe « éducative », et une « boxe fitness » s’inspirant des caractéristiques du boxing à l’anglaise.

Ça, c’est pour le volet « compétition ». Mais il faut aussi garder à l’esprit les impératifs des entraînements qui requièrent : survêtements de rechange (ou short boxe + T-shirt), bonnes chaussettes, sac de frappe, punching ball (différent du punching bag), poire de vitesse, corde à sauter, barre de traction (ou barre fixe), haltère voire tout autre appareil de fitness ou appareil de musculation (sauf si, bien sûr, vous boxez en club ou avez accès à une bonne salle de sport autre qu’une salle de boxe).

Il y a donc quelques différences avec l’équipement nécessaire pour la boxe française.

La maîtrise de soi d'un vice-champion du championnat de France de boxe vaut les meilleures ceintures judo ! Championne de France de boxe ? | L’instructeur de votre école de boxe sera là pour vous conseiller, éventuellement, lors de votre combat contre une championne olympique… | source : pxhere.com

Aujourd’hui, il y a pour le CIO dix catégories de poids pour la boxe masculine :

  • poids mi-mouches, de 46 à 49 kg ;
  • mouches, de 49 à 52 kg ;
  • coqs, de 52 à 56 kg ;
  • légers, de 56 à 60 kg ;
  • super-légers, de 60 à 64 kg ;
  • mi-moyens (ou welters), de 64 à 69 kg ;
  • moyens, de 69 à 75 kg ;
  • mi-lourds, de 75 à 81 kg ;
  • lourds, de 81 à 91 kg ;
  • super-lourds, pour les plus de 91 kg.

Pour la boxe féminine, il faut se contenter de… trois catégories seulement :

  • mouches, de 48 à 51 kg ;
  • légers, de 57 à 60 kg ;
  • moyens, de 69 à 75 kg.

Fort injustement, les boxeuses qui tombent entre ces fourchettes ne peuvent prétendre participer aux olympiades…

La boxe professionnelle y ajoute quant à elle des catégories intermédiaires (pour les hommes) : poids pailles, super-mouches, super-coqs, plumes, super-plumes, super-mi-moyens (ou super-welters), super-moyens et lourds-légers.

Savez-vous que la boxe chinoise existe ?

Quelques grands champions de l’histoire de la boxe anglaise

Tout champion du monde est passé par l’étape de l’amateurisme.

On le voit avec le grand nom du boxing, à savoir l’Américain Mohamed Ali, d’abord champion olympique en 1960 à Rome avant d’être, chez les professionnels, six fois champion du monde WBA et quatre fois en WBC – impressionnant !

C’est aussi le cas de Sugar Ray Leonard, vainqueur des JO de 1973 à Montréal au Canada avant de remporter sept titres mondiaux WBC et trois WBA – vous n’allez peut-être pas mettre la barre aussi haut ?

Les compétiteurs de votre boxing club apprécieront aussi sans doute le kickboxing, le full contact, le karaté, le self défense, le kung fu et le viet vo dao. Préparation physique | Une condition physique hors pair est nécessaire pour se distinguer au sein de la Fédération française de boxe | source : upload.wikimedia.org

Joe Frazier a quant à lui eu une médaille d’or à Tokyo en 1964 avant de remporter à deux reprises les championnats du monde WBA en professionnel.

Plus récemment, Brahim Asloum fut heureux à Sydney en 2000, soit avant ses deux victoires mondiales pro WBA.

En plus de ce dernier, du côté des Français, on retiendra les grands champions que sont Georges Carpentier, Marcel Cerdan, Fabrice Bénichou et Julien Lorcy – entre autres.

Découvrez aussi la boxe américaine.

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