Cours particuliers Langues Musique Soutien scolaire Sport Art et Loisirs
Partager

Mini-guide pour enseigner la langue anglaise

De Yann, publié le 21/02/2018 Blog > Langues > Anglais > Comment Devenir Prof d’Anglais ?

« Tout homme qui a été professeur garde en lui quelque chose de l’écolier. » (Alfred de Vigny, 1797-1863)

Quel que soit le statut du professeur dans la hiérarchie des postes, on se souvient toujours des élèves.

Ceci est vrai, que l’on soit professeur agrégé, lauréat du Capes d’anglais, en passe d’être titulaire, dans l’enseignement privé sous contrat, étudiant préparant un Master métiers de l’enseignement ou que l’on souhaite donner des cours d’anglais à domicile.

L’enseignement, ce n’est pas qu’un métier. C’est une véritable vocation.

Il faut aimer transmettre, échanger, trouver une pédagogie permettant à l’apprenant de progresser, il faut aussi savoir recadrer et user de fermeté, ce qui fit déclarer Thomas Szasz (1920-2012) – un psychiatre Hongrois – cette maxime :

« Un professeur devrait avoir toute autorité et peu de pouvoir ».

On a parfois l’impression que même croulant sous les diplômes prestigieux, l’employabilité sur le « marché du travail » n’a pas décollé : comment me servir de mes études en lettres classiques et lettres modernes ?

Avec une licence d’anglais (LEA ou LLCE) ou de lettres, l’on a pourtant une voie royale qui s’ouvre : passer un concours pour devenir professeur d’anglais dans l’enseignement général, l’enseignement technique et l’enseignement professionnel.

Alors, quelles sont les voies possibles pour accéder à ce plus beau métier du monde qu’est le métier d’enseignant ?

Il n’y a rien de plus normal que de vouloir enseigner sa langue maternelle : apprendre l’anglais débutant en collège lycée requiert toutefois une bonne formation des enseignants, même si l’on est natif des pays anglophones.

La rédaction de Superprof a décidé d’orienter son projecteur sur les différentes façons de devenir professeur d’anglais.

Pourquoi devenir prof d’anglais ?

Bien des raisons peuvent destiner des jeunes – et moins jeunes – à la fonction publique enseignante.

Tradidi quod accepi (« Je vous ai transmis ce que j’ai reçu ») : ce pourrait être la devise de tous les parents, mais aussi et surtout de tous les professeurs.

Car n’est-ce pas là le rôle du professeur que d’apprendre ce qu’il a précédemment appris ?

C’est l’édifice tout entier de l’Éducation Nationale qui repose sur cette forme d’altruisme.

En effet, sans ces bonnes âmes qui se mettent au service de la formation des jeunes pousses pour leur transmettre divers enseignements, nous ne serions tous que de fieffés ignorants.

Un enseignant, à sa petite échelle, est l’humble maillon d’une chaîne immensément longue d’agents socialisateurs, traversant les siècles pour donner à tous les enfants les connaissances indispensables pour qu’ils puissent devenir adultes, exercer leur liberté et faire preuve d’esprit critique.

En quelque sorte, l’enseignant permet aux futures génération de faire société, il est un peu l’artisan de la cohésion sociale.

Pour faire progresser les élèves, le professeur cherche la meilleure pédagogie. Dans l’enseignement secondaire, le prof d’anglais est censé jouir d’une liberté pédagogique : il choisit tous ses supports comme bon lui semble.

Pourquoi devenir prof d’anglais ?

D’abord, parce que chaque enseignant – professeur des écoles, professeur stagiaire, prof d’anglais titulaire – bénéficie de ce que l’on appelle la « liberté pédagogique« .

Le professeur ou la professeure demeure libre de choisir à sa guise moyens, outils et méthodes de cours anglais.

Il est seul transmetteur devant ses élèves – n’en déplaisent à certains, qui souhaitent deux professeurs par classe, à l’instar de l’expérience du Canada – pour couvrir le champ des programmes scolaires officiels demandés par le ministère de l’Éducation Nationale.

Son seul contrôle émane de l’inspection académique et du rectorat. L’enseignant titulaire se définit donc par la liberté d’enseigner, officiellement.

C’est donc un motif de poids : ce fonctionnaire stagiaire ou titulaire de catégorie A, est libre dans son service (contrairement aux autres emplois publics).

Une autre raison de devenir prof d’anglais est l’importante demande qu’elle génère.

En France, le ministère de l’Éducation Nationale recherche chaque année un grand nombre de nouvelles recrues anglophones.

En 2017, il y a en effet quatre fois plus de postes ouverts au concours externe du capes d’anglais qu’il n’y en a au capes d’allemand (1190 postes contre 345 en allemand), et deux fois plus de postes en anglais qu’en espagnol (1190 contre 512 postes).

La langue anglaise est souvent une LV1 (langue vivante) obligatoire en collège lycée : en résulte un nombre élevé (par rapport à d’autres langues telles que l’espagnol et l’allemand) de postes offerts aux concours.

Les avantages résumés à choisir le métier d’enseignant d’anglais :

  • Autonomie et liberté pédagogique,
  • Grande demande de cours,
  • Protection de l’emploi à vie (pour les titulaires).

Et bonne nouvelle supplémentaire : le barème de la rémunération des enseignants est revalorisé à compter de 2017 !

Les formations académiques pour devenir prof d’anglais

En France, jusqu’à 2008-2009, une licence d’anglais suffisait à devenir enseignant. Depuis, un diplôme de master, préparé en faculté d’éducation (ESPÉ) est requis.

Être prof de langue anglaise, c'est aussi beaucoup de travail à domicile. Pour enseigner l’anglais, il faudra un niveau master et réviser beaucoup pour avoir ses partiels…

Bien évidemment, pour commencer, il faut avoir un bon – pour ne pas dire excellent – niveau d’anglais dès le début de sa scolarité.

Généralement, on a de bonnes notes dans les matières que l’on aime et, réciproquement, l’on apprécie les matières dans lesquelles on excelle.

Il semble être une lapalissade que quelqu’un ne puisse songer à la possibilité de devenir professeur de mathématiques si Pythagore demeure abstrait, ou que l’on ne puisse envisager d’enseigner la langue anglaise sans en parler un seul mot !

Donc autant être franc et « jouer cartes sur tables », pour ne pas nourrir de faux espoirs.

Ce ne sera pas l’éducation physique ou l’histoire géographie qui feront la différence, il faudra devenir bilingue et parler comme un natif anglophone.

Le cursus post-bac pour se former à la langue anglaise

Après un cursus scolaire réussi en collège et lycée, puis une note honorable au baccalauréat L ou ES, le mieux est de suivre des études d’anglais (LEA ou LLCE « langue, littérature et civilisations étrangères ») dans l’enseignement supérieur.

Formation pluridisciplinaire en langue anglais, la licence LEA (langues étrangères appliquées) se prépare en trois années à l’université après l’obtention du baccalauréat.

C’est une filière à finalité essentiellement professionnelle, vouée à former des cadres bilingues et trilingues, spécialisés en économie (macroéconomie, microéconomie) et commerce international, en traduction et en communication.

Officiellement, l’on n’y prépare pas les étudiants à l’enseignement.

Néanmoins, nonobstant une carrière dans la fonction publique, il peut être bon d’y suivre une licence d’anglais car les compétences transmises de la licence 1 à la licence 3 seront générales, complètes et pluridisciplinaires.

Par exemple, un étudiant diplômé de LEA, puis d’un master enseignement d’anglais, peut prétendre devenir professeur d’anglais des affaires ou enseignant d’économie en anglais professionnel.

La licence LLCE (langues, littérature et civilisations étrangères) est quant à elle davantage tournée sur la formation littéraire :

« elle développe des compétences langagières, prend la langue comme objet d’étude et transmet des connaissances culturelles » (LLCE à l’université de Reims).

La formation linguistique en langue anglaise confère à l’étudiant des connaissances approfondies en anglais en les étudiant dans leur contexte linguistique, littéraire, artistique, scientifique, intellectuel, social, culturel et historique.

L’étudiant en licence d’anglais (LLCE) stimule son expression écrite et sa compréhension orale dans les langues choisies (au moins deux langues, anglais + français ou anglais + espagnol, arabe, chinois, russe, etc.).

La formation LLCE a pour finalité d’apprendre à enseigner le français langue étrangère (FLE) ainsi que de constituer un stock de compétences linguistiques solide avant de passer le Capes d’anglais ou l’Agrégation externe d’anglais.

La préparation aux examens pour rejoindre la communauté éducative, ça prend du temps.

Le cursus master et le concours pour devenir professeur d’anglais

L’obtention d’une licence universitaire permet d’intégrer un master MEEF (« Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation »), dont les cours sont à cheval sur deux années (bac+4 et bac+5).

C’est la voie normale pour devenir enseignant, et ce même pour l’école primaire (CRPE) et pour l’enseignement catholique (CAFEP) – deux possibilités qui s’offrent aux candidats en sus du « Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré » (CAPES).

Bachoter pendant 6 mois pour devenir titulaire. La préparation au concours externe du Capes d’anglais, de longues heures à réviser dans l’incertitude : échec, ou réussite ?

En première année de master d’enseignement, les étudiants inscrits s’entraînent, de septembre à mars ou avril dans la perspective d’une préparation aux examens.

Compositions, épreuves blanches, exposés oraux, gestion du temps et du stress devant un faux jury, retours critiques et cours magistraux : le premier semestre est en fait relatif à un marathon, un stage intensif de révisions.

Lorsque je préparais le Capes de sciences économiques et sociales (SES), le premier semestre du master 1 s’apparentait à une véritable course contre la montre : six mois de bachotage intensif et d’entraînements pour tout connaître du programme ! 

Après les épreuves écrites, on passe à la préparation de l’examen oral qui a lieu dans un lycée à Paris, fin juin/début juillet.

Les notes de ceux qui sont admis à l’écrit sont tenues pour secrètes jusqu’au résultat final.

Que l’on ait eu 8/20 ou 15/20 à l’écrit, les cartes sont donc rabattues et chacun a sa chance.

A la rentrée scolaire, les lauréats deviennent fonctionnaires stagiaires pendant un an, et ils valident conjointement leur diplôme de master 2.

On dit qu’il serait en revanche peut-être un peu prématuré et ambitieux de préparer directement l’Agrégation en se dispensant de passer le CAPES, à moins d’avoir de la chance, ou des prédispositions sociales importantes.

En aparté, petite remarque :

Le Capes se démarque de l’Agrégation par le salaire (200 € de plus par mois pour un agrégé), la quotité de service (3 heures hebdomadaires en moins pour un agrégé), et un volet très pédagogique là où l’Agrégation est davantage universitaire (des compositions) : au Capes, une épreuve de didactique est demandée aux candidats.

Ainsi, il arrive que des personnes ayant un profil plutôt littéraire et universitaire réussissent mieux à l’épreuve écrite d’admissibilité de l’Agrégation d’anglais qu’aux épreuves du Capes.

En plus, il y a tel gouffre entre le niveau requis au concours et celui enseigné au collège lycée, qu’il vaut mieux tenter l’Agrégation à 25-30 ans, quand les connaissances universitaires sont fraîches, qu’à 45 ans.

Le cursus MEEF est principalement dispensé par les ESPÉ (école supérieure du professorat et de l’éducation), qui ont remplacé les IUFM (institut universitaire de formation des maîtres), avec une véritable collaboration du monde universitaire.

L’étudiant est préparé, par divers examens, aux épreuves écrites (d’admissibilité) du concours externe d’anglais :

  • Une composition de 5 heures (coefficient 2) en langue anglaise, à partir d’un dossier, avec emprunt de thématiques propres aux programmes des classes du secondaire,
  • Une traduction (version ou thème, selon les années) de 5 heures également (même coefficient : 2), le candidat devant commenter ses principaux choix d’adaptation.

Mais c’est peut-être l’oral (admission) qui demandera la plus de préparation :

  • Une mise en situation professionnelle, avec 3 heures de préparation, 1 heure de passage (deux exposés de 20 minutes, et deux entretiens de 10 minutes), coefficient 4, avec une première partie tout en anglais à partir d’une étude de documents, et une seconde en français sur un volet plus pédagogique et culturel,
  • Une épreuve d’entretien à partir d’un dossier, avec 2 heures de préparation et 1 heure de passage (deux fois 30 minutes), coefficient 4, pour la présentation d’un « document de compréhension » en lien avec le programme de collège ou de lycée, puis le commentaire d’un dossier imposé par le jury.

La langue anglaise, au cœur de l’enseignement des fondamentaux

Cela fait plusieurs décennies que l’enseignement des langues étrangères en France se trouve dans le collimateur des experts et des analystes en langues, qui s’alarment sur un niveau de langue faible de nos jeunes écoliers Français.

Les Français, mauvais élèves des langues en compréhension orale. On dit souvent « je suis une chèvre en anglais »… La route est longue avant d’être bilingue anglais et de pouvoir changer de métier !

L’on mettrait trop l’accent sur l’écrit – dans un style soutenu et courant -, sur les données grammaticales et linguistiques, au détriment de l’expression et la compréhension orale, de l’aisance qui sont les premières choses recherchées par les employeurs (entreprises, institutions, associations).

En effet, le ministère de l’Éducation Nationale a pour principal objectif d’éduquer les élèves et de les former pour qu’ils puissent ensuite, éventuellement après un passage dans le post bac, trouver facilement une place dans la sphère professionnelle.

Dès lors, la maîtrise de l’anglais s’impose dans de nombreuses filières.

Le hic survient lorsque se font les choix d’orientation.

Un sociologue Français – Raymond Boudon (1934-2013) est célèbre pour avoir décrit l’inégalité des chances à l’école :

Les familles issues de classes sociales les plus défavorisées, pour qui les études supérieures représentent un sacrifice et un risque financier – dont l’issue, un emploi stable est incertaine – optent souvent pour une sortie prématurée du système scolaire.

Ils occupent donc les emplois les moins qualifiés – des postes d’exécutant -, ceux où par exemple, l’on ne parle pas la langue de Shakespeare.

Nous avons donc un réel problème d’expression orale en anglais dans notre pays : il est par ailleurs courant de voir des touristes non francophones s’adresser aux Français, qui ne comprennent absolument rien alors que ces touristes parlent dans un anglais impeccable.

Cela fait un très vaste « marché » potentiel d’élèves en cours d’anglais pour un enseignant à domicile !

La loi de refondation de l’école (2013-2014) a voulu s’attaquer à ce problème, pour faire remonter le système éducatif français dans le classement PISA de l’OCDE.

Aussi, l’anglais a été promu au rang d’« enseignement fondamentaux » et connaît un important renforcement dès le premier cycle.

En tout, sur l’ensemble de la scolarité obligatoire (de 6 à 16 ans donc), il y aura pour chaque élève 54 heures supplémentaires de LV1 et 54 heures également de LV2 (ou 72 heures pour les élèves ayant une LV1 autre que l’anglais !).

En fait, l’apprentissage d’une première langue vivante sera introduit dès le CP.

C’est un véritable séisme pédagogique !

Les langues étrangères seront de plus impliquées dans des « enseignements pratiques interdisciplinaires », tandis que l’anglais a déjà sa place dans l’enseignement universitaire (projet porté et concrétisé par Mme Fioraso en 2013).

Mais quelles sont les conséquences de ces innovations en matière d’instruction ?

Elles sont multiples :

  • Les postes ouverts aux concours externe, interne, réservé et professionnel d’anglais augmenteront et resteront importants (à moins que la nouvelle majorité présidentielle au pouvoir depuis l’été 2017 concrétise son projet de non renouvellement d’un fonctionnaire sur 4 dans la fonction publique d’État et territoriale…),
  • L’anglais devient l’une des matières auxquelles les parents d’élèves accordent le plus d’importance,
  • Le marché des cours particuliers et de l’aide aux devoirs en anglais va connaître un nouvel essor.

Oui, car la vocation d’enseignant ne se limite pas à la seule fonction publique.

Il est aussi possible de donner des cours anglais sur mesure à domicile, que l’on soit professeur certifié titulaire, agrégé, ou étudiant.

Il faut toutefois avoir les compétences linguistiques nécessaires pour établir une réelle pédagogie et, grâce au bouche à oreille, trouver ses clients.

Cette perspective est rendue possible par une importante demande de la part des familles, le système scolaire national n’étant pas toujours considéré comme l’un des plus performants du globe.

En dépit de – ou grâce à – l’ubérisation de l’économie et de la création de nouveaux régimes indépendants de plus en plus flexibles (EIRL, microentreprise, paiement par CESU ouvrant droit aux avantages fiscaux, etc.), il est tout à fait possible d’envisager le préceptorat/tutorat comme une activité complémentaire pour arrondir ses fins de mois ou en faire une activité principale.

Donner des cours privés pour pallier les carences de l'éducation nationale. Rédacteur web le jour, professeur particulier d’anglais le soir. L’ubérisation de l’économie, n’est-ce pas un peu précaire ?

Devenir professeur d’anglais, c’est top.

Quand on aime les civilisations anglophones et cette langue internationale, c’est une partie de plaisir que de lui consacrer toute sa carrière. Un choix que l’on ne regrette que très rarement.

Il faut juste trouver les modalités d’enseignement qui correspondent à chaque tempérament, bien que l’enseignement public, qui incarne la voie royale de l’éducation, reste majoritairement suivie.

Mais si la pédagogie n’est pas au cœur des préoccupations ou des aspirations, il ne faut pas avoir peur : la maîtrise de l’anglais ouvrira énormément de portes sur le « marché » du travail.

Par exemple, on peut devenir professeur de langue anglaise par d’autres moyens que l’université ou l’obtention du précieux sésame du concours public.

Les formations non scolaires pour devenir professeur d’anglais

Devenir bilingue en anglais est réputé difficile lorsque le français est notre langue maternelle.

Les jeunes de moins de trente ans qui n’ont pas fait LEA ou LLCE peuvent aussi partir effectuer un séjour linguistique ou une immersion culturelle et linguistique dans un des pays anglophones (Royaume-Uni, Irlande du Nord, États-Unis, Inde, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Singapour, Hong-Kong).

Comment ?

Le visa vacances travail

Ce dispositif – le fameux PVT – permet de partir vivre un an (renouvelable une fois) dans un de ces pays pour voyager et trouver du travail sur place.

Être prof de langue anglaise en rentrant de voyage. Travailler en Australie, une excellente formation pour devenir bilingue en anglais et réussir sa reconversion professionnelle.

Lorsque Pierre est parti pour l’Australie en 2010 avec un PVT, il n’envisageait pas du tout l’enseignement. Mais il ne trouvait pas d’emploi stable en France – engluée dans une crise économique et financière d’ampleur mondiale -, malgré une licence de LEA validée à l’université de Toulouse. Ses deux années passées de Perth à Sydney en passant par Melbourne lui ont transmis l’amour du voyage et de l’enseignement. En revenant en France avec un niveau bilingue (ou presque), il a passé le Capes 2013 de langue anglaise. Aujourd’hui, il est enseignant titulaire dans un lycée d’Île de France.

Travailler dans un pays étranger permet d’apprendre la phonétique, le vocabulaire, les verbes irréguliers, la grammaire et les expressions idiomatiques propres à son secteur d’activité.

C’est un excellent moyen pour donner des cours particuliers d’anglais ou tenter la titularisation en revenant au pays natal.

Le test d’anglais

Le métier d’enseignant privé d’anglais n’est pas réglementé en France : quiconque en âge de travailler peut s’autoproclamer professeur d’anglais.

Cependant, il faut attester d’une maîtrise des compétences linguistiques et de la didactique des langues à l’employeur, souvent une famille.

Il va donc falloir passer un test d’anglais reconnu sur le « marché » de l’emploi pour trouver des élèves.

Être diplômé de sciences humaines et sociales ne suffit pas forcément : le TOEIC, le TOEFL, l’IELTS ou le BULATS peuvent être les accélérateurs d’une reconversion professionnelle réussie.

Ils adresseront un puissant signal de maîtrise de la langue de Shakespeare aux interlocuteurs sollicités (parents d’élèves, organismes de soutien scolaire à domicile, établissements scolaires pour un poste d’enseignant d’anglais vacataire, poste en titulaire sur zone de remplacement (TZR), etc.).

Les cours particuliers : utiles pour devenir prof d’anglais ?

Dernière passerelle réputée pour devenir prof d’anglais : le cours particulier à domicile.

Travailler avec des enfants et des adolescents par la voie du cours privé est un bon moyen d’agir comme un enseignant du 2nd degré, sans passer par une inscription au concours du Capes externe.

Nos professeurs particuliers sur Superprof sont nombreux à donner des cours d’anglais et offrir un suivi personnalisé tout au long de l’année scolaire.

Ils ont la même formation universitaire qu’un enseignant titulaire de l’État, mais n’étant pas soumis au recteur (ou la rectrice) d’académie, leur service offre davantage de flexibilité.

C’est aussi l’occasion d’apprendre une langue – en l’occurrence l’anglais – à des personnes qui n’ont aucun diplôme.

Il ne reste plus qu’à trouver des élèves !

Découvrez également ici comment apprendre l’anglais en ligne…

Partager

Nos lecteurs apprécient cet article
Cet article vous a-t-il apporté les informations que vous cherchiez ?

Aucune information ? Sérieusement ?Ok, nous tacherons de faire mieux pour le prochainLa moyenne, ouf ! Pas mieux ?Merci. Posez vos questions dans les commentaires.Un plaisir de vous aider ! :) (Soyez le premier à voter)
Loading...

Commentez cet article

avatar