Un dessin est simplement une ligne qui fait une promenade. », Paul Klee, peintre suisse (1879-1940)

Que ce soit Tintin, Lucky Luke ou encore Spirou, ils sont tous nés en Wallonie. À n’en pas douter, la bande dessinée en Belgique, c’est comme la frite, toute une institution! Le neuvième art fait partie intégrante de la culture wallonne et des Wallons.

Les bandes dessinées sont tellement présentes dans le plat pays, qu’un musée qui raconte leur histoire a été créé à Bruxelles. Il s’agit du Centre belge de la Bande Dessinée qui existe depuis 1989.

Superprof vous propose un voyage à travers l’histoire de la bande dessinée en Wallonie. Vous allez découvrir que l’origine de la BD n’est peut-être pas forcément wallonne !

Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles
Mestan
5
5 (17 avis)
Mestan
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Julia
4,9
4,9 (13 avis)
Julia
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Laure
4,8
4,8 (12 avis)
Laure
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Tess
4,9
4,9 (13 avis)
Tess
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Camille
5
5 (9 avis)
Camille
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eric
5
5 (22 avis)
Eric
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Sade
5
5 (10 avis)
Sade
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Jim
5
5 (14 avis)
Jim
4€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Mestan
5
5 (17 avis)
Mestan
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Julia
4,9
4,9 (13 avis)
Julia
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Laure
4,8
4,8 (12 avis)
Laure
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Tess
4,9
4,9 (13 avis)
Tess
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Camille
5
5 (9 avis)
Camille
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eric
5
5 (22 avis)
Eric
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Sade
5
5 (10 avis)
Sade
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Jim
5
5 (14 avis)
Jim
4€
/h
Gift icon
1er cours offert !
C'est parti

La naissance du terme bande dessinée

Quelle est donc l’origine du terme « bandes dessinées » ? En réalité, la bande dessinée ne s’est imposée que tardivement en Belgique et en Wallonie. Il s’agit avant tout d’un terme français utilisé dans les régions francophones. D’autres pays utilisent des termes plus spécifiques en fonction du genre :

  • Aux États-Unis, les Américains utilisent le terme « comics » ;
  • Au Japon, il s’agit de « mangas » ;
  • En Italie, le terme utilisé est « fumetti ».

À partir des années soixante, la bande dessinée est considérée comme un art à part entière puisqu’on utilise le terme « neuvième art » pour la caractériser. Certains considèrent même actuellement que la bande dessinée est une forme de littérature dans laquelle l’image est au service de ce qui est raconté.

Une bande dessinée est caractérisée par une bulle contenant des textes insérés dans les images. Cette bulle ne décrit pas l’image, mais la complète pour former un ensemble homogène.

On peut réellement considérer la bande dessinée comme une littérature séquentielle constituée d’un enchaînement d’images. Le blanc qui existe entre les cases peut être considéré comme un espace de liberté pour que le lecteur puisse s’imaginer ce qui se passe.

Les origines du dessin en Wallonie

L'histoire de monsieur Jabot
Voici l'une des toutes premières bandes dessinées. Il s'agit de L'histoire de monsieur Jabot en 1833

Certains historiens considèrent que l’origine de la bande dessinée se situe en 1896 avec la publication aux États-Unis de The Yellow Kid. Il s’agit d’un personnage créé par un dessinateur humoristique appelé Richard Felton Outcault.

Toutefois, il semble que la bande dessinée est beaucoup plus ancienne que cela et serait née en Suisse. En 1827, Rodolphe Töpffer, pédagogue, écrivain et politicien né en 1799, met au point un système nouveau et inédit : il commence à publier des histoires mêlant des images avec du texte.

En 1833, il publie une histoire intitulée L’histoire de Monsieur Jabot. Elle est la première du genre à être composée de dessins et de textes montés en séquences. Ce petit récit démontre à lui seul que les dessins sans le texte ne signifient rien et inversement. Mais l’ensemble forme un récit cohérent et agréable.

Vous cherchez des cours de dessin charleroi ?

Les meilleurs professeurs de Dessin disponibles
Mestan
5
5 (17 avis)
Mestan
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Julia
4,9
4,9 (13 avis)
Julia
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Laure
4,8
4,8 (12 avis)
Laure
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Tess
4,9
4,9 (13 avis)
Tess
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Camille
5
5 (9 avis)
Camille
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eric
5
5 (22 avis)
Eric
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Sade
5
5 (10 avis)
Sade
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Jim
5
5 (14 avis)
Jim
4€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Mestan
5
5 (17 avis)
Mestan
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Julia
4,9
4,9 (13 avis)
Julia
25€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Laure
4,8
4,8 (12 avis)
Laure
30€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Tess
4,9
4,9 (13 avis)
Tess
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Camille
5
5 (9 avis)
Camille
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Eric
5
5 (22 avis)
Eric
35€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Sade
5
5 (10 avis)
Sade
20€
/h
Gift icon
1er cours offert !
Jim
5
5 (14 avis)
Jim
4€
/h
Gift icon
1er cours offert !
C'est parti

Le développement de la bande dessinée

La BD des Super Héros
Les bandes dessinées consacrées au super héros ont fait sensation aux USA dans les années 1930

C’est de l’autre côté de l’Atlantique aux États-Unis que la bande dessinée connaît un réel succès, peut-être par le fait que les publications de Rodolphe Töpffer y sont publiées.

Dans les années 1890, les journaux et la presse se développent aux États-Unis de manière importante. Avec un taux d’alphabétisation assez élevée, la demande du public devient importante surtout pour les histoires et les aventures.

En 1895 à San Francisco, William Randolph Hearst rachète le New York Morning Journal. Il embauche Richard F. Outcault, car il se rend bien compte du potentiel colossal de la bande dessinée et de l’illustration dans un journal comme le sien. Il s’entoure aussi d’autres dessinateurs et scénaristes de comics. Il propose dans ses journaux du dimanche, un supplément illustré en couleur, les funnies.

À l’époque, les procédés de photogravure ont bien évolué, et il est beaucoup plus facile de publier en grande quantité.

Au début du 20e siècle aux USA, ces petites publications colorées s’adaptent à leur lectorat. On rencontre ainsi les kids strips pour les enfants ou encore les girls strips pour les filles. Dans les années 1930, les comics books déferlent en Amérique.

La bande dessinée en Wallonie dans les années 1930 à 1950

Les aventures de Tintin et Milou
Avec son petit reporter Tintin, Hergé a créé un style de bandes dessinées et a inspiré de nombreux dessinateurs

Après l’essor fulgurant de la bande dessinée aux États-Unis, la bande dessinée francophone se développe également dans les années 1930 en Belgique et surtout en Wallonie. En Europe, la bande dessinée est clairement destinée aux enfants et aux adolescents.

En Belgique, grâce à des journaux francophones comme Les Petits Belges ou Le Petit Vingtième, les publications de bandes dessinées vont fortement se développer.

Le 10 janvier 1929, le reporter Tintin commence « sa carrière » dans le journal Le Petit Vingtième. Son auteur, Hergé, élabore semaine après semaine les aventures de Tintin au pays des soviets. Chaque numéro du journal contient un épisode et l’ensemble des épisodes sera publié plus tard dans un album. En 1930, c’est la sortie de Tintin au Congo, bientôt suivi par de nombreux autres albums.

De nombreux dessinateurs vont suivre l’exemple de Hergé et se lancer dans la production de bandes dessinées en Wallonie. En 1938, les personnages de Spirou et de Tif et Tondu arrivent sur le devant de la scène. D’autres héros vont progressivement voir le jour comme :

  • Blake et Mortimer en 1946 ;
  • Lucky Luke en 1947 ;
  • Félix en 1949 ;
  • Bob Morane en 1953 ;
  • Modeste et Pompon en 1955 ;
  • Gaston Lagaffe en 1957 ;
  • Les Schtroumpfs en 1958 ;
  • Boule et Bill en 1959 ;
  • Achille Talon en 1963 ;
  • Ric Hochet en 1964 ;
  • Cubitus en 1968 ;
  • Les tuniques bleues en 1968 également ;
  • Et bien d’autres.

Les grands courants de la bande dessinée wallonne

Durant ces années considérées comme l’âge d’or de la bande dessinée en colonie pour beaucoup de spécialistes, la production est importante. De grands courants bédéistes vont voir le jour en Wallonie : l’école de Marcinelle et la ligne claire.

La ligne claire ou l’école de Bruxelles

On considère généralement que la ligne claire s’est développée à partir des œuvres de Hergé diffusées à partir de 1946 dans le journal de Tintin par les éditions Casterman. C’est le dessinateur néerlandais Joost Swarte qui a utilisé pour la première fois ce terme de « ligne claire » lors d’une exposition sur Tintin à Rotterdam.

Les principales caractéristiques de ce style bandes dessinées sont les suivantes :

  • Tous les éléments du dessin sont soulignés d’un contour de traits noirs d’épaisseur régulière ;
  • Les couleurs disposées en aplats ne font transparaître aucune ombre et lumière et il n’y a jamais de hachures ;
  • Les personnages sont toujours représentés sans leurs ombres ;
  • Les décors sont très réalistes ;
  • Les cases qui composent les pages de la bande dessinée sont très régulières. Il n’y a pas de débordement d’images, les tailles sont identiques et chaque case est entourée d’un simple trait ;
  • Enfin, les éléments graphiques destinés à recevoir du texte sont rectangulaires et bien souvent écrits en bas de case. Les textes sont longs et didactiques.

L’école de Marcinelle ou l’école de Charleroi

Le journal de Spirou
L'entrée principale des anciens bureaux du journal de Spirou à Marcinelle

Certains auteurs de bande dessinée considèrent l’école de Marcinelle un petit peu comme l’opposé de l’école Bruxelles. En réalité, il n’en est rien puisqu’il s’agit d’un style de bande dessinée différent. Il est souvent associé au journal de Spirou et on le surnomme quelquefois le style atome ou bien encore ligne sombre.

L’école de Marcinelle ou ligne sombre est apparue juste après la Seconde Guerre mondiale grâce à l’influence du dessinateur Joseph Gillain dit Jijé. L’école de Marcinelle verra des auteurs de bandes dessinées comme Franquin, Morris ou encore Will. Ils donneront naissance à des héros comme Spirou, Boule et Bill, Lucky Luke, les Schtroumpfs ou Buck Danny.

Les dessinateurs de l’école Marcinelle réalisent des bandes dessinées qui présentent les caractéristiques suivantes :

  • À la différence de la ligne claire, qui utilise des éléments graphiques en rectangle, les bulles de l’école Marcinelle sont arrondies. Elles contiennent des dialogues simples et spontanés ;
  • Les dessins sont bien souvent caricaturaux ;
  • Les personnages présentent de gros nez.

Durant plus de vingt ans après la création de ces deux courants de la bande dessinée wallonne, une véritable frénésie créatrice se maintient des deux côtés créant ainsi une sorte de compétition entre le journal de Tintin et le journal de Spirou. Cette effervescence sera propice à une création phénoménale et à l’arrivée de nombreux dessinateurs dans ces deux maisons d’édition.

La Wallonie devient ainsi le carrefour mondial de la bande dessinée. Elle attire d’ailleurs de nombreux dessinateurs venant de l’étranger dont la France à tel point que l’on parlera même à un moment donné de la bande dessinée franco-belge.

>

La plateforme qui connecte profs particuliers et élèves

1er cours offert

Vous avez aimé cet article ? Notez-le !

5,00 (1 note(s))
Loading...

Rédacteur Web SEO, je suis passionné par l’écriture, l’informatique, l’histoire des sciences et l’histoire en général. J’aime composer sur tous les sujets. Il n’y a rien de mieux pour apprendre de nouvelles choses et combler ma soif de savoir.