du budget enseignement.
Or, le taux de redoublement Belgique demeure l'un des plus élevés en Europe, tout particulièrement en ce qui concerne la FWB. Pourtant, le débat sur l’efficacité du redoublement pour lutter contre le décrochage et l’échec scolaire revient régulièrement sur le devant de la scène et divise enseignants comme parents d’élèves.
Une étude récente menée par l’OCDE et le PISA fait ainsi preuve d’un certain retard de la Belgique sur l’approche du système éducatif. Un état des lieux sur les chiffres du redoublement en Belgique atteste pourtant d’un réel effort. Mais le pays reste à la traîne concernant la manière dont l’école aborde le problème des difficultés scolaires.

Toutefois, des alternatives comme la mise en place de cours de soutien personnalisés et cours particuliers restent envisageables !
Il faut garder en tête cependant que le taux de redoublement varie profondément selon l'âge de l'élève, selon son niveau ainsi que selon la filière ou encore selon la Communauté observée.
Ainsi, on constate que le taux de redoublement est plus fort en FWB qu'en Communauté germanophone de Belgique ou qu'en Flandre.
Ceci s'explique par une différence de mentalité ancrée, la FWB voyant le redoublement comme une solution tandis que la Communauté germanophone de Belgique et la Flandre voient plutôt la remédiation comme solution.
Les données disponibles montrent que le redoublement est particulièrement concentré dans l’enseignement secondaire, notamment dans les filières technique et professionnelle. Selon la Base de données statistique des élèves (année scolaire 2023-2024) sur le site Enseignement.be, en 2023‑2024, 14,2 % des élèves inscrits en 5e secondaire ordinaire sont redoublants.
années, ce sont les filières professionnelles qui enregistrent les taux les plus élevés.
En 3e et 4e année, ce sont les filières techniques de qualification qui présentent les proportions les plus importantes. Pourquoi faut-il parfois accepter le redoublement ? Ou se battre en engageant un prof spécialiste des cours particuliers ?
- Le redoublement est plus fréquent dans le secondaire que dans le fondamental
- Les filières technique et professionnelle sont les plus concernées
- Un taux annuel de redoublants ne correspond pas au nombre d’élèves ayant déjà redoublé dans leur parcours
Quel est le taux de redoublement en Belgique aujourd’hui ?
Les chiffres les plus récents disponibles
En sachant que le taux de redoublement évolue sans cesse, il convient de garder en tête qu'on ne peut réellement faire de moyenne à partir des chiffres ci-dessous, en pensant que les chiffres seront nécessairement similaires d'une année à l'autre. Ceci étant dit, les chiffres sont parlants :
| Territoire / Source | Année | Niveau ou filière | Indicateur | Taux / Proportion | Etude / Source |
|---|---|---|---|---|---|
| Fédération Wallonie-Bruxelles (Indicateurs de l'enseignement FWB) | 2023-2024 | Fondamental (Primaire) & Secondaire | Taux de redoublants annuel (sur une année scolaire) -> Pourcentage d'élèves qui réitèrent une année d'études identique par rapport à l'effectif total du niveau concerné | ~1,5 % à 2 % en primaire ~5 % à 8 % en secondaire | Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Publication officielle « Les Indicateurs de l'enseignement |
| Région de Bruxelles-Capitale (IBSA / FWB) | 2023-2024 | Secondaire technique et professionnel | Élèves en retard scolaire (au moins 1 ou 2 ans) - > Part des élèves scolarisés dans ces filières ayant un âge supérieur à l'âge théorique attendu pour leur niveau d'études | ~48 % en technique/artistique ~65 % en professionnel (soit environ 1 élève sur 6 en grand retard de 2 ans et +) | IBSA (Institut Bruxellois de Statistique et d'Analyse) |
| Belgique (FWB) (Enquête OCDE / PISA) | 2022 (PISA) / 2024 | Jeunes de 15 ans | Ont déjà redoublé au moins une fois dans leur scolarité -> Proportion de jeunes de 15 ans déclarant avoir redoublé au moins une classe au cours de leur parcours fondamental ou secondaire | ~39,5 % (environ 4 élèves sur 10) | Rapport PISA de l'OCDE (enquêtes PISA 2018 / PISA 2022 |
N'oublions pas, cependant, qu'il ne faut jamais associer ni comparer ces différents chiffres sans adapter la logique !
Pourquoi ? Tout simplement parce que ces chiffres mesurent des éléments totalement différents.
Comment lire les statistiques de redoublement ?
Lorsque l'on étudie différents documents traitant du redoublement scolaire en Belgique, et notamment au sein de la FWB, plusieurs termes sont utilisés, tels que :
- Redoublant.e
- Taux de redoublants
- Retard scolaire

Ces termes ne désignent pas la même chose et n'impliquent donc pas les mêmes statistiques :
Le redoublant / La redoublante
Un élève qui suit de nouveau la même année d'études que celle qu'il ou elle venait de terminer
Le taux de redoublants
La part des élèves redoublant au cours d'une année scolaire définie
Le retard scolaire
Le fait qu'un élève a, par le passé ou actuellement, redoublé au moins une fois, ou bien qu'il ou elle ait effectué une entrée tardive, ou encore qu'il ou elle ait vécu un changement d'orientation
élèves pour l'année 2020-2021, contre 707 633 pour l'année 2023-2024.
Un élève dit "en retard" n'est pas nécessairement un élève ayant redoublé une ou plusieurs classe(s). En effet, il ou elle peut très bien avoir débuté son parcours scolaire plus tardivement, ou encore avoir effectué un changement d'orientation scolaire, ce qui décale tout.
Le redoublement en Belgique selon le niveau scolaire
Dans l’enseignement fondamental
Au sein de l'enseignement primaire, il est exceptionnel que les enfants redoublent. Pourquoi cela ? Le Pacte pour un Enseignement d'excellence met en place des mesures visant à rendre le redoublement extrêmement rare, ceci en privilégiant à la place la remédiation !
Il faut dire qu'à l'école primaire, aucun réel choix d'orientation n'est encore fait. De plus, les agendas sont moins chargés, et la pression sociale est réputée être moindre, sans surprise. Les enjeux pédagogiques et les règles d'orientation sont beaucoup plus légers durant l'enseignement fondamental, ce qui implique nécessairement un taux plus bas que dans le secondaire.
des élèves de primaire en FWB qui redoublèrent durant l'année scolaire 2023-2024.
Dans l’enseignement secondaire
Nettement plus marqué au sein de l'enseignement secondaire, le taux de redoublement grimpe fortement, et plus encore en ce qui concerne les filières professionnelles ainsi que les filières techniques de qualification. Notons que le taux de redoublement est nettement plus élevé chez les garçons que chez les filles, et ce à tout niveau !
des élèves de secondaire en FWB qui redoublèrent durant l'année scolaire 2023-2024.
L'assimilation des concepts ainsi que l'autonomisation demandées sont beaucoup plus importantes dans le secondaire, ce qui peut mener l'élève à la perte de contrôle et à la sensation d'échec scolaire. De plus, les choix sont majeurs car ils délimitent réellement le futur professionnel de l'enfant !
Quelles filières comptent le plus de redoublants ?
Enseignement général, technique et professionnel : des écarts importants
Les écarts sont très significatifs entre l'enseignement général, technique et professionnel. Selon le site officiel de la FWB, les classes les plus touchées sont la 3e secondaire ainsi que la 5e secondaire. L'une des causes majeures est sans aucun doute la ségrégation sociale, qu'on ne peut mettre de côté.

Source des données du graphique : Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Les Indicateurs de l'enseignement) & IBSA, année scolaire 2023/2024.
Lorsque le conseil de classe octroie une AOB ou une AOC (Attestation d'Orientation B ou C) à un élève, ce dernier se voit bien souvent dans l'obligation de se réorienter vers le Technique ou le Professionnel.

La nécessité d'obtenir le Certificat de Qualification (CQ) exige également des compétences techniques complexes et poussées, en plus des compétences théoriques de la filière générale.
Le cas de Bruxelles
La capitale dispose bien entendu d'une réalité démographique, sociale et scolaire très spécifique, ce qui fait que l'on ne peut résolument pas étendre de manière systématique et simpliste les chiffres et statistiques révélés par l'IBSA pour Bruxelles à tout le reste de la Belgique.
Ceci étant dit, les chiffres sont révélateurs et il convient de les étudier !
était un redoublant dans l’enseignement secondaire technique et professionnel cette année-là.
Enseignement général
Données : ~24 % de retard scolaire en 3e secondaire général
Concentration : Taux de redoublement plus faible et mieux maîtrisé qu'en qualifiant
Facteurs et contexte : Principalement des résultats académiques théoriques. En cas d'échec, réorientation privilégiée vers filière technique et professionnelle
Technique et professionnel
Données : 60 % de retard en Technique de Qualification (TQ) et jusqu'à 80 % en Professionnel (P) en fin de parcours
Concentration : Forte accumulation d'élèves ayant déjà redoublé au préalable dans le général
Facteurs et contexte : Effet cascade lié aux réorientations subies et aux exigences de la certification de qualification, nécessitant des compétences théoriques ET pratiques
Bruxelles
Données : Près de 65 % de retard en qualifiant à Bruxelles ; 1 élève sur 6 en grand retard (2 ans ou plus)
Concentration : forte présence d'élèves ayant subi une réorientation vers des filières de qualification et professionnelles
Facteurs et contexte : Réalités socio-économiques marquées (communes à faible ISE), forte densité démographique et public multilingue/allophone
Les inégalités sociales et territoriales
En regardant les données de plus près, on constate une forte disparité entre les milieux sociaux. Ainsi, le taux de redoublement est nettement plus élevé dans les établissements où les familles défavorisées sont sur-représentées. Dans le même temps, les élèves issus de catégories socio-professionnelles plus favorisées redoublent beaucoup moins que les autres.
À titre d'exemple, un enfant dont la mère ou le père est au chômage ou à temps partiel a deux fois plus de chances d’être concerné par le redoublement au cours de sa scolarité que si sa mère ou son père travaillait à plein temps.
Autre donnée : un enfant élevé au sein d’une famille monoparentale a une probabilité de redoubler beaucoup plus forte que celle d’un enfant vivant avec ses deux parents.
Le lien entre le milieu socio-économique des parents d’élèves et la performance de leurs enfants sur le plan scolaire est encore plus fort au sein des pays où le taux de redoublement est élevé !
D’après les chiffres de l’OCDE, les systèmes éducatifs ayant le plus recours à l’option du redoublement accentuent les inégalités.

La durée de la scolarité en école maternelle paraît jouer un rôle crucial dans l’avenir éducatif. En effet, à profil similaire, un élève ayant été scolarisé en classe de maternelle pendant au mieux une année aura deux fois plus de chances de redoubler qu’un élève y ayant été plus longtemps.
Enfin, plus surprenant, le mois de naissance d'un élève semble avoir un impact sur les probabilités qu'il redouble. Plus un enfant est né tard dans l'année, plus ses chances de redoubler sont importantes. Ce facteur est notamment le sujet d'études psychologiques et sociologiques.
Le redoublement est-il efficace ?
Les effets possibles sur le parcours de l’élève
D’après une étude Pisa antérieure, les pays qui affichent un faible taux de redoublement obtiennent également de meilleurs résultats en matière de réussite scolaire.
en moyenne. Il s'agit d'une estimation variable selon le niveau scolaire et la méthode de calcul.
La pratique augmente de plus le nombre d’années passées par un élève dans le système éducatif. De ce fait, elle retarde également son entrée sur le marché du travail ! Mais quel coût représente un redoublement ? Du point de vue psychologique, le redoublement peut avoir des effets néfastes sur un élève, notamment chez l’adolescent.

Les principales critiques à son égard lui reprochent de favoriser le décrochage scolaire en faisant perdre la motivation des élèves concernés et en détériorant l'estime de soi.
Le retard de ces élèves peut alors se creuser et être à la source d’une souffrance ainsi que de problèmes de discipline.
Souvent vécu comme une punition, le redoublement est accusé d’être inefficace, injuste, voire contre-productif en entretenant les inégalités sociales.
Longtemps perçu comme un remède à l'échec scolaire, les avis sur cette pratique pédagogique sont cependant en train d’évoluer.
Bien qu'une consolidation sur certains acquis soit possible, le retard accumulé dans le parcours est bien souvent plus fort.
Les alternatives au redoublement en Belgique
Si le redoublement est fréquemment accusé de bien des maux, le cours particulier constitue pour de nombreux élèves une façon de trouver leur voie. La Belgique est l'une des championnes européennes des cours particuliers !
dans le top 10 des pays européens ayant le plus recours aux cours particuliers.
Pour lutter contre l’échec scolaire, de nouvelles formes d’aide aux élèves en difficulté se développent. Ainsi, l’accompagnement individualisé des élèves permet de déconstruire l’idée de classe. Par exemple, au Japon, des groupes de niveaux scolaires différents sont formés pour faire appel à l’entraide, via un système de tutorat (donner cours particuliers belgique) entre élèves.
Ces formules d’enseignement coopératif sont doublées par la mise en place d’une relation développée avec les parents d’élèves.
Les taux de réussite de ces nouvelles méthodes pédagogiques sont très encourageants, aussi bien sur le plan des résultats scolaires que sur celui de l’équité.
Pour les élèves wallons, ces techniques de pédagogie différenciée peuvent être appliquées via un accompagnement dans des matières particulières (cours d’allemand, cours d’espagnol...).

Le soutien scolaire, les cours à domicile ou l’aide aux devoirs sont également des moyens pour mener les élèves vers une amélioration marquée de leurs résultats scolaires ! Au final, qui a le dernier mot sur le redoublement ?
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