Bien souvent dénigrée, les options ou cursus littéraires en Belgique mériteraient bien qu’on leur redonne leurs lettres de noblesse. Vous avez choisi de sélectionner des options à dominantes littéraires (langues, français/littérature francophone belge, histoire) et vous vous interrogez à l'approche des épreuves du CESS quant à votre orientation ? Le programme des élèves du secondaire ayant choisi d'opter pour des options littéraires en 2e et 3e cycles souligne déjà vos affinités avec la philosophie, la littérature française ou encore les langues (et pourquoi pas les trois). Les filières en enseignement supérieur qui correspondent à votre profil sont très nombreuses !
Non, après des études littéraires, on ne devient pas uniquement prof de français, bibliothécaire ou journaliste. En effet, les débouchés sont beaucoup plus variés que cela : à vous de jouer cette pièce de théâtre. N’hésitez pas à passer un test d’orientation pour affiner votre recherche et vous lancer l'esprit serein dans la vie étudiante. Mais, surtout, vous devez vous renseigner sur toutes les portes qui peuvent s’ouvrir à vous après votre enseignement secondaire. Et à Superprof, on a eu envie de vous donner les clés de la réussite textuelle !
Qu'entendre par « études de littératures » ?
À en croire certains conseillers en orientation, l'humanité se diviserait en trois grands groupes, classification hors de laquelle il n'y aurait pas de salut : les scientifiques, les littéraires et les "autres". Les lettrés derniers ont longtemps bénéficié d'une aura de supériorité : tout ce qui était moral devançait ce qui n'était que sciences dures, comme en témoigne l'organisation originelle de diverses sociétés savantes nées à l'époque moderne.
Un port un peu altier est toujours réservé, d'ailleurs, malheureusement, vis-à-vis des élèves optant pour la voie technique et professionnelle. Il fut un temps où entreprendre des études dites littéraires et s'intéresser notamment à l'art de l'écriture était prisé et d'ailleurs considéré, au vu d'une tradition de plusieurs siècles, comme le meilleur choix d'études possible. Mais difficile, de nos jours, de se faire critique d'art, et de ne pas entendre autour de nous des exclamations telles que "à quoi ça sert de faire des études littéraires ? Pour quels métiers ?"...
Depuis, force est de constater que les choses ont bien changé, et nous sommes les premiers à le déplorer (ah ! l'esprit de décadence !) : on ne demande plus guère aux médecins de connaître leur grec et leur latin, ni aux chefs d'entreprise de maîtriser les auteurs tragiques du registre théâtral… !
Très clairement, aujourd'hui, en ce XXIe siècle bien entamé, les études littéraires et les cours de français commencent – quels que soient les goûts et les qualités préalables de chaque élève – dès l'entrée à l'école en Belgique. En effet, l'étude de la langue française dès la maternelle puis l'étude de la littérature francophone dès le primaire sont de mise très tôt. Débute presque immédiatement de suite l'étude de langues vivantes ou non (anglais, latin, grec, néerlandais, allemand, italien, espagnol...), avec le choix, dès le 2e cycle secondaire, de se préparer à un cursus plus littéraire en choisissant les options adéquates.
L'école secondaire de la Sainte-Union de Kain, à Tournai, propose notamment de suivre l'option "Littéraire" lors du 3e cycle secondaire, offrant 2h de français en plus dans la semaine ! L'histoire et l'histoire de l'art sont également plus importantes dans le programme, la littérature et l'histoire étant intrinsèquement liées. De plus, la littérature dans le secondaire s'accompagne, lors du 3e cycle, de l''étude du rapport entre sciences sociales et littérature, ainsi qu'entre langues et littérature.

Ensuite, ce choix est complété et assumé par la poursuite d'études supérieures rendues possibles par l'obtention du CESS, notamment. Ces facultés peuvent être plus ou moins pures, c'est-à-dire axées sur l'érudition ou, au contraire, consacrées à des applications professionnelles concrètes. En bref, vous pouvez travailler sur Kant dans un institut de recherche ou bien vous recycler en comptabilité-gestion ou encore en psychologie clinique.
Avant de former à un métier, la didactique du littéraire forme les esprits, par les cours de français en art de la dissertation, le maniement du commentaire composé (commentaire de texte), la connaissance épistémologique des figures de style, l'assimilation des sciences du langage, l'usage méthodologique de l'argumentation, l'habitude de la prose, la qualité de l'énonciation, la facilité de la création littéraire, le goût pour la philologie, la fréquentation de grands auteurs francophones principalement, comme Simenon, Jean Ray, Ronsard, Balzac, Carême, Bauchau ou Maupassant… La liste pourrait être longue encore, avec Nothomb, Detrez, Nerval et Bossuet, pour traverser les époques…
L'offre de formation, dans une perspective quantitative, est large : Université de Liège, Université de Namur (notamment Faculté Philosophie et Lettres), UMons, Haute Ecole de la Province de Liège, HEL (Haute Ecole de la Ville de Liège)...
Les métiers de l’écriture
Ce serait sans doute un cliché de dire que tous les littéraires aiment – ou savent – écrire. Il est de fait très fréquent de croiser parmi les élèves et étudiants spécialisés dans les options et/ou cursus littéraires des personnes passionnées par l’écriture. Si c’est votre cas, sachez qu’il existe des professions dont c’est l’activité principale. A titre d'exemple :
- écrivain
- rédacteur web
- journaliste
- rédacteur technique
- traducteur
- scénariste
- auteur de BD
- secrétaire...
Les bacheliers les plus prisés en filière littéraire sont les bacheliers de français sciences humaines, de droit, de psychologie, d'assistant de direction, d'instituteur préscolaire ainsi que d'instituteur primaire. Les masters qui l'emportent sont quant à eux les masters de langues et littérature romanes ou germaniques, de droit, de psychologie et d'histoire principalement. Nombre de Hautes Ecoles et d'universités wallonnes proposent ces formations !
Quoi de mieux que faire de son hobby un métier à la singularité inégalable ? Si l'inspiration vous manque pour un premier roman, buvez donc un coup de Chardonnay Heerenlaak de Wijndomein Aldeneyck par exemple (avec un cursus hôtellerie, vous aurez de quoi en fréquenter les millésimes !).
Devenir journaliste
Après une école de journalisme, les possibilités sont nombreuses. Certains choisissent de devenir animateur radio tandis que d’autres préféreront être sur le terrain en étant reporters d’images pour la télévision. Et le journalisme, c’est aussi – et surtout – l’écriture. Pourquoi ne pas s'orienter vers une carrière de rédacteur au sein d’un journal ou d'une agence de presse/communication si vous êtes passionné par la langue française, et que vous aimez les mots ?
Vous pouvez même coupler votre passion pour l'écriture à celle pour les livres en devenant critique littéraire dans un journal ou sur Internet, avec pourquoi pas un peu de revente (cf. le programme « Partenaires » d'Amazon pour toucher des royalties). Il vous faudra cependant connaître l'histoire littéraire sur le bout des doigts et vous tenir au courant de l'actualité pour proposer des analyses pertinentes.

Être correcteur
Tous les journaux et maisons d'édition dignes de ce nom ont un correcteur qui traque la moindre faute de grammaire ou de syntaxe dans leurs articles. Si, plus jeune, vous étiez le meilleur en dictée et que vous êtes donc excellent en orthographe, vous pouvez en faire votre métier – de la réécriture est souvent demandée. Il n’existe pas de diplôme spécifique, mais il est recommandé de suivre une formation post-CESS spécialisée (notamment les filières de communication à la Haute Ecole de la Province de Liège et un peu partout en Wallonie). C'est surtout le réseau et le bouche-à-oreille qui font la différence, après de premières expériences concluantes. Avoir donné des cours de français pendant un temps peut également aider ! Et quelle enseigne n'aurait pas besoin de quelqu'un capable de corriger les ouvrages à paraître ?
Écrire un livre
En parlant d'ouvrages à paraître, vous pouvez aussi être tenté par le métier d'écrivain, en profitant pleinement des nouvelles technologies pour vous faire connaître et diffuser vos productions. Officiellement, tout le monde peut prétendre être auteur. Il n'y a en effet pas de diplôme ou de concours pour y accéder.
Cependant, il faut justifier d'un très bon niveau en langue française (sauf si vous écrivez un livre en portugais… etc.) et de beaucoup de patience. En plus de la question des idées… Déjà, il vous en faudra pour écrire un livre : trouver le sujet, le format, l'intrigue si c'est un roman, et rédiger. Aussi, dès lors que vous envoyez l'ouvrage à un éditeur, il faudra attendre sa réponse, et cela peut mettre des mois (quand le tapuscrit est lu et ne finit pas au fond d'un placard ou d'une corbeille à papier... Combien de chefs-d'œuvre se perdent ainsi ?).
Si vous avez du talent (et beaucoup de chance), vous obtiendrez une réponse positive. Dans le cas contraire, sachez que des sites d'auto-édition permettent de s'en passer. Ainsi, c'est notamment le cas d'Amazon ! Cependant, vous devrez vous occuper seul de la communication...
Étudier les langues après des études littéraires dans le secondaire
Il est assez fréquent que les étudiants en options littéraires soient doués pour les langues. En effet, leur programme est plus accès sur les langues vivantes que ceux qui étudient en filière scientifique, économique ou autre. C'est une aubaine pour percer dans les relations internationales et travailler dans le commerce globalisé et détenir des diplômes si besoin tout en parfaisant votre culture ! C'est votre cas ? Cela peut vous donner des idées quant à votre projet professionnel et aux Hautes Ecoles à intégrer pour cela !
Devenir traducteur-interprète
Si vous maîtrisez parfaitement au moins deux langues étrangères et que vous avez toujours été bon en cours de français, vous pouvez aisément devenir traducteur-interprète. Pour vous former, il vous faudra vous diriger vers un programme de formation étalé sur 5 années complètes. Les 3 premières seront centrées principalement sur des cours de traduction, de langues et d'initiation à l'interprétation. Vous suivre également des cours généraux tels que des cours de droit, d'économie, etc.).
La 3e année permet de suivre des cours en Erasmus, de manière à bien parfaire sa culture du pays de destination ! Pour ce qui est des deux années de Master, le futur traducteur-interprète choisit le Master traduction ou le Master interprétation. Suivre l'un ne signifie pas que l'on souhaite uniquement travailler dans l'un des deux domaines, il s'agit d'une spécialité.
Être professeur de langues
Vous êtes du genre pédagogue ? N’hésitez pas à devenir professeur de langues dans le primaire ou dans le secondaire inférieur et supérieur en présentant l'AESI pour enseigner dans le secondaire inférieur, et l'AESS pour enseigner dans le secondaire supérieur. Un bachelier de transition ainsi que deux années de master sont nécessaires aux futurs professeurs de langues étrangères dans le secondaire supérieur, dans le domaine des Langues et Littératures.
Il vous faudra en outre un excellent niveau dans la langue enseignée. Souvent, les professeurs de langues justifient de la double nationalité ou ont étudié longtemps dans un pays dont c'est la langue officielle (Erasmus devrait vous intéresser !).

Le tourisme
Vous pouvez aussi évoluer dans le secteur du tourisme, surtout si vous êtes curieux, que vous aimez les voyages et le contact avec les gens. Pour cela, il n'y a pas trente-six choix : seule l'ULB en Wallonie dispense le Master en sciences et gestion du tourisme. Vous pourrez par exemple devenir chef de produit touristique : au sein d’un tour-opérateur, vous serez chargé de mettre en place les offres touristiques. Vous réaliserez des études de marché, vous serez en contact avec les professionnels locaux, vous devrez vous tenir informé en permanence de la situation politique et économique de tel ou tel pays, etc. Découvrez également nos cours de français bruxelles en ligne !
Les métiers du livre
A n'en point douter, les élèves avec options littéraires ainsi que les étudiants en filières littéraires sont plongés en permanence dans le milieu des livres. Cela peut donc éveiller chez certains une vocation ! Si vous aimez être entouré de livres et que la lecture est l'un de vos passe-temps favoris, sachez qu’il existe plusieurs métiers faits pour vous en lien avec les cours de français !
Travailler dans une bibliothèque
Vous pouvez par exemple devenir bibliothécaire. Contrairement aux apparences, le bibliothécaire ne se charge pas uniquement de dire à ceux qui empruntent un livre de le rendre sous trois semaines. Il participe activement au choix des ouvrages à acquérir, il répertorie et classe les livres, et doit conseiller et guider les clients dans leur recherche. Il peut même être amené à organiser des expositions ou des débats-conférences.
Pour accéder à ce métier, vous pouvez passer par de nombreuses formations, comme des Hautes Ecoles de plein exercice (cours de jour) ou encore des établissements supérieurs de promotion sociale. Ainsi, permettent de se former au métier de bibliothécaire les Hautes Ecoles suivantes :
- la Haute École Bruxelles-Brabant HE2B - IESSID Département social, Institut d'Enseignement supérieur social, de l'Information et de la Documentation, Section Bibliothécaires-Documentalistes
- la Haute Ecole de la Province de Liège - Section Bibliothéconomie/documentation
- la Haute Ecole de Namur-Liège-Luxembourg HENALLUX - Département social Baccalauréat en Bibliothéconomie et Documentation
Vous pouvez également, comme nous le disions, passer par les établissements supérieurs de promotion sociale wallons, tels que :
- l'Institut Jean-Pierre Lallemand
- l'Institut Provincial supérieur des Sciences Sociales et Pédagogiques (IPSMa)
- l'IRAM
Les établissements de promotion sociale dans cette liste dispensent des cours du soir uniquement.
Devenir libraire
Vous pouvez aussi devenir libraire, et même, pourquoi ne pas ouvrir votre propre librairie ? Dans ce cas, l’idéal est de commencer par être responsable d’un rayon au sein d’une grande librairie, ou du secteur « livres » d’une grande surface.
Pour accéder à ce statut, la Belgique et donc la Wallonie ne demandent aucun réels diplômes. Les atouts que doit posséder tout libraire, de même que sa très large culture littéraire et autre, ne sont cependant pas à négliger ! Pas besoin de bachelor donc pour ceci, une bonne nouvelle non ? Multipliez également les petits boulots en ce sens pour avoir un maximum d'ouvertures possibles.

Les métiers de l'édition
Le domaine de l’édition peut aussi être un débouché intéressant pour votre profil. Ces métiers littéraires se divisent en trois grandes catégories : la conception, la fabrication et la commercialisation. Ce secteur est réputé pour être difficile au niveau de l'insertion professionnelle. Il y a peu de places et de nombreuses demandes. La qualité fera rapidement la différence, et les études aussi : on privilégiera plutôt une personne disposant d'un master en spécialité communication que le bénéficiaire d'un bachelor en arts.
N’oubliez pas la fameuse phrase : « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Une motivation à toute épreuve fera sûrement la différence.
Les filières littéraires classiques sont généralement tout indiquées pour ceci. Il faut en tout cas plutôt s'orienter vers un Master, que ce soit :
- le Master Communication (spécialités multiples : approfondie, spécialité communication stratégique des organisations, spécialité communication corporate et marketing, spécialité édition et métiers du livre, spécialité politique et lobbying, spécialité médias et stratégies numériques, spécialité culture et communication, spécialité médiation culturelle et relation aux publics, spécialité stratégie et communication web) ;
- le Master Langues et lettres anciennes - orientation classiques (master proposant de nombreuses spécialités : finalité approfondie, finalité didactique, finalité spécialisée en langue moderne - grec OU italien, et enfin finalité spécialisée en monde du livre et de l'édition) ;
- le Master Langues et lettres anciennes - orientation orientales (plusieurs spécialités également : finalité approfondie, finalité spécialisée en Europe et Orient, finalité spécialisée en langues et civilisations de l'Extrême-Orient : Chine-Japon) ;
- Langues et lettres anciennes et modernes (spécialités didactique, civilisation romaine et études françaises contemporaines, culture latine et française du Moyen-Âge et des Temps Modernes, sciences et métiers du livre) ;
- Langues et lettres françaises et romanes - orientation générale (spécialités finalité approfondie, didactique, analyse et créations de savoirs critiques, écritures et littératures, édition et métiers du livre, monde du livre et de l'édition, sciences et métiers du livre en édition, librairie et bibliothèque, et enfin spécialité troisième langue romane) ;
- Langues et lettres modernes - orientation générale (spécialités approfondie, didactique, contacts linguistiques, langues des affaires, études nord-américaines, sciences et métiers du ivre en édition, librairie et bibliothèque, traduction, troisième langue).
Vous pourriez même travailler au sein des presses universitaires de votre campus !
Les métiers du droit : des débouchées filières littéraires
On ne pense pas spontanément aux métiers de la justice et à la faculté de droit lorsque l’on s’interroge sur son orientation après des options littéraires dans le secondaire ! Et pourtant, cela peut tout à fait correspondre à votre profil. Lors de votre formation, on vous apprend la rigueur et l’esprit de synthèse grâce aux analyses de documents littéraires. Ces qualités sont, pareillement, nécessaires à des études de droit.
Pendant vos cours de français, on vous apprend à écrire, à soigner vos tournures de phrases, votre grammaire… Saviez-vous que les prétendants aux diplômes universitaire de docteurs en droit doivent avoir ces qualités rédactionnelles ? Il faut aussi apprécier la lecture lorsque l’on étudie le droit. Or observez les énormes ouvrages que portent les étudiants à la sortie de « l'univ » : vous comprendrez !

Vous pourrez prétendre à un grand nombre de métiers très différents… Juriste d’entreprise pour protéger les intérêts de votre société, greffier pour authentifier et retranscrire les décisions de justice ou même magistrat pour "rendre la justice"… Si vous aimez transmettre votre savoir, le métier de professeur de droit fera sans doute votre bonheur. Il vous faudra nécessairement disposer d'un master à finalité didactique ou d'un master suivi d'un agrégation.
Les métiers de l’enseignement
Vous pouvez également, bien évidemment, être attiré par les métiers de l’enseignement. Considéré pendant longtemps comme étant « la plus belle profession du monde », le métier d’enseignant a encore de belles années devant lui. Les cours de français aussi ! Pour devenir professeur, il faut un réel désir de partage de connaissances et une envie profonde d’aider les élèves à progresser. Ces qualités ne font pas tout : il faut aussi évidemment un diplôme universitaire, différent selon que l'on souhaite enseigner en maternelle, dans le primaire, dans le secondaire inférieur, supérieur ou encore à l'Université ou en Haute-Ecole et établissement de promotion sociale.
Si vous souhaitez être professeur des écoles en maternelle, il vous faudra présenter le diplôme d'instituteur préscolaire, formation suivie sur 4 années désormais. La formation d'instituteur primaire section normale sera quant à elle demandée pour les professeurs souhaitant enseigner dans le primaire. Être professeur pour les sections inférieures du secondaire nécessite de disposer de l'Agrégation de l'Enseignement Secondaire Inférieur (l'AESI), suite à des études menées sur 3 ans. Pour enseigner dans le secondaire supérieur, c'est alors l'Agrégation de l'Enseignement Secondaire Supérieur (l'AESS) qui est de mise, suite à votre formation en Master à finalité didactique dans le domaine souhaité (en français, en histoire ou en langues principalement).
Devenir enseignant pour les classes techniques et professionnelles en Wallonie nécessite de disposer du CAP, à ne pas confondre avec le CAPAESS, diplôme demandé pour enseigner dans le supérieur, que ce soit en Université, en Haute Ecole ou en établissement de promotion sociale. Vous pouvez cependant souhaiter donner des cours particuliers, ce qui, officiellement, ne nécessite pas de diplôme en particulier. Il vous est possible de donner des cours en présentiel au domicile des élèves, ou bien en ligne !
Certains domaines moins évidents au premier abord peuvent vous plaire aussi, surtout si vous avez choisi des options qui s'y rapportent durant votre scolarité. On peut par exemple se tourner vers les arts, les sciences sociales et les sciences humaines, le secteur de la communication… Les débouchés après des études littéraires sont donc très nombreux. Si vous en doutez, rendez-vous aux journées portes ouvertes : cela vous aidera à faire un choix qui vous ressemble !
Les métiers du web
Expérience anthropologique de premier plan, la Toile aurait ravi un Simenon (bien qu'Internet soit officiellement né durant l'année de sa mort) ou décuplé les capacités d'imagination d'un Rimbaud. C'est un univers à part entière où l'érudit, le curieux et le touche-à-tout peut trouver à s'épanouir, jouant chaque jour un rôle différent. Le taux de réussite des professionnels littéraires lancés sur Internet, férus d'humanisme, a de quoi impressionner.
De la rédaction d'articles spécialisés à la correction de contenus publicitaires en passant par la conception de courriels de pub ou de visuels, la sociologie du web a créé son propre mouvement littéraire, ne laissant pas sans travail les doctorants dynamiques à la stylistique épurée et à la rhétorique éprouvée. Que vous aimiez le concret ou le romanesque, sachez que l'histoire de l'art et l'histoire de la littérature passent désormais à travers le prisme d'une espèce de naturalisme numérique.

Les sciences économiques nous montrent que l'avenir matériel de nos sociétés se joue là-dessus : il faut donc savoir profiter et faire l'éloge de l'interdisciplinarité promise par ce contexte historique informatique sans précédent. Le réalisme et une attitude pragmatique doivent mettre à contribution ces projets de recherche pour toutes vos connaissances en histoire-géographie, en théologie ou en anthropologie.
La légitimité et la survie mêmes du système éducatif wallon se jouent sur le rattrapage en plein vol de ces arts appliqués, qui ne doivent surtout pas rester abstraits. Le SEO et la sémantique profiteront d'un grade universitaire en lettres modernes ou autres sciences humaines et sociales pour trouver des citations et arguments bien sentis sur n'importe quel sujet d'examen.
Les reconversions partielles
Se reconvertir dans des filières et cursus qui auparavant ne nous intéressaient pas est tout à fait imaginable ! Bien que certaines formations favorisent les élèves ayant choisi des options scientifiques dans le secondaire, il n'existe en réalité quasiment pas de domaines d'études au sein desquels l'élève de profil "littéraire" ne peut se glsser... Après tout, les écoles d'infirmerie sont ouvertes à tout détenteur du CESS ! En dernière analyse, qui veut travailler trouvera toujours un emploi et son compte.
Rien ne vaut la motivation et un cursus interdisciplinaire pour être partout à son aise en saisissant les occasions offertes par la vie au gré des événements. La vie scolaire dans le secondaire où les personnels enseignants vous mâchaient tout le travail est loin derrière vous !
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