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Pourquoi la langue de Tolstoï n’est-elle pas facile à apprendre ?

De Yann, publié le 21/03/2018 Blog > Langues > Russe > Parler Russe : Quelles sont les Principales Difficultés ?

De passage dans la capitale Moscovite pour visiter la Russie ? Un séjour linguistique de plusieurs mois qui se profile à Saint Pétersbourg ? Envie de changer d’air et de découvrir plus en profondeur ce qu’a à offrir la culture russe ?

Dans tous les cas, savoir parler russe peut constituer un avantage et permettre de créer du lien avec les locaux.

Lorsque l’on cherche à apprendre une langue, il faut être conscient des principales difficultés. apprendre russe en ligne en présente certaines, comme nous le verrons, mais s’armer de volonté et de motivation restera la meilleure arme pour réussir !

La plateforme Mosalingua, reconnue entre autres pour ses méthodes d’apprentissage des langues, classe la langue de Dostoïevski comme la troisième langue la plus complexe à apprendre après l’inévitable mandarin et l’arabe.

Le décor est donc planté.

Apprendre à parler russe ne sera pas aussi aisé que l’apprentissage de l’espagnol ou de l’anglais. Cela étant, ce classement reste totalement subjectif et variera d’une personne à une autre.

Pour vous remonter un tant soit peu le moral, Ioannis Ikonomou, fonctionnaire européen au Parlement de Bruxelles et parlant couramment plus d’une quarantaine de langues différentes, considère que la plus complexe est le hongrois, bien avant le chinois mandarin ou encore le russe…

1ère difficulté avant de parler russe : l’alphabet cyrillique

Comment apprendre le russe facilement ? Avant de se lancer dans la grammaire russe, on commence par la base : l’alphabet cyrillique !

Le russe fait partie de la famille des langues slaves. Cela n’aura échappé à personne, l’alphabet russe est différent de ce que l’on peut trouver pour les langues latines, anglo-saxonnes ou germaniques.

C’est comme quand on cherche à apprendre le chinois avec les caractères ou les sinogrammes ou encore apprendre le japonais avec les fameux kanjis : il va falloir maîtriser une méthode d’écriture nouvelle.

A la différence non négligeable que l’apprentissage de l’alphabet russe seul est beaucoup plus simple car on pourra retrouver des points de comparaison avec les lettres latines.

Effectivement, quelques lettres de l’alphabet cyrillique sont empruntées des langues latines. Au total, l’alphabet russe est composé de 33 lettres différentes décomposées comme ceci :

  • 7 lettres latines,
  • 9 lettres grecques,
  • 15 lettres russes,
  • 1 signe dur et un signe mou : ces signes ont la particularité d’adoucir pour le signe mou la consonne le précédant et de faire sonner plus dur la consonne précédente pour le signe dur. Ce ne sont ni des consonnes ni des voyelles et ces deux signes n’ont aucune transcription phonétique, puisqu’ils n’ont tout simplement pas de son.

Néanmoins, bien que les alphabets soient différents, les méthodes de système d’écriture sont similaires. En effet, l’alphabet russe pau comporte 33 lettres et pas une de plus. Les systèmes d’écriture sont totalement différents en Chine ou au Japon avec des traits qui viennent former les kanjis ou les sinogrammes et qui sont quasiment déclinables à l’infini.

La différence dans le système d’écriture est donc réelle mais bien moins pénalisant et parfois même décourageant que le processus d’apprentissage de l’écriture arabe, des kanjis ou des caractères chinois. 

2ème difficulté avant de parler russe : la prononciation parfois complexe  

Un professeur de russe vous aidera à apprendre le russe de manière méthodique. Même les plus grands ont parfois des difficultés de prononciation… même dans leur propre langue.

La langue russe possède une phonétique qui peut s’avérer casse-tête pour un apprenant français. Encore une fois, d’une langue à une autre, les tonalités et les sonorités varient ce qui engendre des difficultés à prononcer certains sons et parfois, certains mots.

Il existe dans la langue de Tolstoï, un certain nombre de règles de phonétique, qui peuvent paraître au premier abord complexes à maîtriser.

Tout d’abord et à la différence du français, la langue russe se caractérise par la présence d’un accent tonique qui peut se placer sur n’importe quelle syllabe d’un mot. La difficulté majeure et que cet accent tonique peut se déplacer et changer en fonction de la forme du mot.

Par exemple, il n’est pas rare pour un mot que l’on décline du singulier au pluriel, d’avoir un changement sur la syllabe accentuée.

Un peu d’entraînement permettront de se familiariser avec ces règles !

Sur certains cas particuliers, il existe également quelques soucis pour les apprenants. Notamment sur le son Ы [y] qui n’existe pas en français. De même, pour certaines personnes, il sera difficile de rouler les « R » russes, mais n’ayez crainte, les professeurs de russe assurent que vous serez compris en roulant les « R » à la française. L’accent peut aussi avoir son charme !

Dans un premier temps, nous conseillons évidemment d’apprendre à prononcer les lettres de l’alphabet puis de se concentrer sur les règles de phonétique pure (sur les voyelles, les consonnes, avant ou après le signe dur ou le signe mou…).

La méthode idéale dans cet apprentissage exclusivement oral peut être de se familiariser avec les règles via des vidéos, que l’on trouvera facilement sur Youtube ou sur la méthode d’apprentissage du russe pas à pas comme sur le site Learn Russian Step by Step.

3ème difficulté avant de parler russe : les déclinaisons

Est-ce qu'un cours de conversation peut faciliter l'apprentissage de la langue russe ? Ne me regardez pas comme ça, prenez des cours de russe, ça viendra plus facilement !

Pour se débrouiller rapidement en russe à l’oral et ainsi consolider son niveau, il viendra forcément un moment où il faudra se pencher plus sérieusement sur les déclinaisons. Si pour un locuteur natif ou un russophone averti, ces déclinaisons ne posent aucun problème, c’est l’une des principales difficultés pour un apprenant débutant.

Alors qu’en allemand, elles sont au nombre de 4 (le nominatif pour le sujet, l’accusatif pour le COD, le datif pour le COI, le génitif pour le complément du nom), elles sont au nombre de 6 en russe :

  • Le nominatif,
  • L’accusatif,
  • Le génitif,
  • Le datif,
  • L’instrumental pour répondre aux questions « par qui ? », « par quoi ? » ou « comment ? ». On parlera de complément de moyen,
  • Le locatif qui indique un lieu ou une localisation.

En russe, les déclinaisons vont changer les terminaisons des adjectifs, des pronoms ou des noms en fonction de trois critères, que l’on retrouve aussi en langue germanique : le fameux tryptique (cas, genre, nombre) :

  • Le cas : nominatif, accusatif, génitif, datif, instrumental, locatif,
  • Le genre : masculin, féminin ou neutre,
  • Le nombre : singulier ou pluriel.

4ème difficulté avant de parler russe : grammaire et conjugaison

Apprendre la langue russe correctement nécessite une maîtrise de la conjugaison et des structures grammaticales.

Bon point, il n’existe que deux formes possibles pour un verbe :

  1. Le perfectif : il décrit soit une action passée et révolue, soit une action future ou encore une action qui n’a pas vocation à se répéter (unique),
  2. L’imperfectif : qui décrit tantôt une action présente, une action qui se répète ou encore une action commencée dans le passé mais qui n’est pas révolue.

Cela semble assez clair et beaucoup moins complexe que la multitude de temps qu’on peut retrouver dans la langue française.

Néanmoins, quelques difficultés peuvent survenir comme en témoigne Mayu Okamoto

« Je me souviens quand je lisais cent fois de suite mon manuel illustré. Mais j’hésitais toujours : il est venu ou il venait ? Quel est le sens ? Où est-il en ce moment ? Est-il resté ou est-il déjà parti ? C’est affreux. »

Les verbes de mouvement viennent aussi complexifier le tableau. Pour des équivalences de traductions du verbe « aller », qu’on pourra en français comme en italien décliner à l’infini (aller au supermarché, aller en vélo…), il existe en russe des verbes spécifiques dans beaucoup de cas en cours de russe.

Pour parler russe, faites preuve de rigueur !

Est-il possible d'apprendre le russe en ligne ? Le russe est loin de l’alphabet latin, alors travaillez, il n’y a que ça qui fonctionne.

Nous n’aurons de cesse de le répéter, apprendre une langue étrangère ne s’improvise pas. Rigueur, travail régulier et motivation seront les principaux ingrédients pour réussir. A fortiori dans le cas de l’apprentissage du russe.

Pour gagner en fluidité dans l’expression orale, apprendre ses déclinaisons via un tableau et répéter intelligemment la démarche, comme en cours de russe, sur plusieurs jours permettra à terme de ne plus passer du temps à réfléchir sur la terminaison exacte d’un adjectif ou d’un nom.

Comme le suggère la méthode mise en avant par Mosalingua, l’apprentissage d’une langue nécessite un investissement quasi quotidien pour reprendre les acquis d’hier et y incorporer les nouveautés du jour. C’est un travail de longue haleine, qu’il faudra répéter, jour après jour pour valider ses acquis, approfondir certaines notions et progresser rapidement !

En synthèse :

  • Cet article n’a pas pour but de décourager l’apprenant dans sa quête de maîtrise de la langue de Pouchkine. Néanmoins, avertir sur les difficultés qui seront probablement rencontrées est nécessaire avant de se lancer à corps perdu dans l’apprentissage.
  • Pour autant, le tableau est loin d’être noir. Sur beaucoup d’aspect la langue russe est beaucoup plus simple que d’autres. Par exemple, la conjugaison des verbes fait qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser un pronom, car les formes verbales sont distinctes et impliquent indirectement le dit pronom. De même, pas d’hésitation non plus entre un article défini ou indéfini. De nombreux apprenants pour lesquels le russe n’était pas la langue maternelle mettent en avant le plaisir à parler cette langue qu’ils considèrent pour certains comme une véritable œuvre d’art.
  • Plus que pour tout autre langue, il ne sera pas possible d’apprendre à parler russe convenablement si l’on est pas réellement motivé. Il faut un objectif d’apprentissage bien défini et une motivation réelle (long voyage en Russie, travail en Russie, année d’étude à Moscou ou Saint Pétersbourg…).

Découvrez tout cela en cours de russe !

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