"Il n’est jamais trop tard pour sonder l’inconnu, il n’est jamais trop tard pour aller au-delà." Gabriele D’Annunzio (1863-1938)

Dès l’enseignement secondaire ou durant les années d’enseignement supérieur, un élève peut mettre du temps pour s'apercevoir de sa mauvaise orientation scolaire.

Parfois même, on s'en rend compte bien trop tard, dix ans après les études supérieures. Pourtant, il suffit parfois de monter un simple dossier de candidature pour passer d’une filière à une autre !

Un sondage de la TNS Sofres de 2012 faisait le constat édifiant que 46 % des jeunes bacheliers échouaient à leur première année d'études supérieures, dont 50 % sortent sans diplôme du système scolaire.

Par ailleurs, 1 jeune sur 4 était au chômage, et 8 jeunes sur 10 de moins de 25 ans regrettaient leur choix d'orientation.

Voici comment changer de filière facilement grâce à nos conseils !

L'orientation scolaire : un labyrinthe aux enjeux multiples !

Souvent, l'impact global des choix d'orientation n'est pas mesuré par les élèves dans le second degré.

S'orienter vers un métier : quels sont les débouchés professionnels ?
Orientation scolaire : attention à ne pas aller vers un secteur trop bouché...

L'orientation se détermine en fonction de la classe sociale - des parents ingénieurs ou hauts fonctionnaires rechigneront sans doute à ce que leur progéniture s'inscrive dans un enseignement professionnel - ou de l'intersubjectivité des goûts.

Ainsi choisit-on la filière scientifique parce que papa souhaite que je fasse Maths Sup - Maths Spé ou une haute école de commerce, ou parce que l'on aime les maths, la physique ou la biologie, inversement pour la filière L et la littérature.

Enjeu n°1 : il faut donc choisir une filière dans laquelle on va réussir.

On ne va pas leur reprocher de méconnaître, à l'âge de 15, 16 ou 17 ans, leur orientation professionnelle future. Ils n'ont jamais travaillé, méconnaissent le monde de l'entreprise et du travail, n'ont jamais perçu de salaire.

Ils se situent à une époque charnière où l'on est confronté aux questionnements de la vie d'adulte dans un cerveau d'adolescent. Et à ce titre, ils manquent évidemment de recul.

Enjeu n°2 de l'orientation scolaire : on ne choisit plus une formation pour toute la vie professionnelle.

Il faut avoir à l'idée que le temps où l'on choisissait un seul et unique métier pour toute la vie active est une époque surannée.

Car de nos jours, les tensions sur ce que l'on appelle le "marché de l'emploi" poussent à faire plusieurs métiers en un au cours de sa vie active, ou incitent à changer d'orientation professionnelle plus ou moins régulièrement.

Même si l'on est fonctionnaire titulaire, on est toutes et tous amené(e)s à changer plusieurs fois de métiers dans sa vie.

Et même si l'on est hautement diplômé, l'inflation scolaire - et la dévalorisation des diplômes qu'elle engendre - implique une raréfaction des postes, davantage de concurrence entre les candidats, et une lutte pour trouver son orientation scolaire : une guerre sociale qui ne dit pas son nom.

Enjeu n°3 de l'orientation scolaire : ne pas perdre trop de temps.

Autre enjeu de l'orientation scolaire : les enquêtes sociologiques menées sur l'insertion professionnelle des jeunes ont mis en exergue le fait que plus le diplôme est obtenu tardivement, plus les inégalités de progression des salaires perdurent durant toute la vie active.

En d'autres termes, perdre son temps à trouver son orientation, ça peut coûter cher !

Il faut adapter ses trajectoires en fonction de sa fibre : dedans ou dehors, seul ou avec des gens ?
Auparavant secrétaire, je suis devenue auxiliaire de vie sociale : je m'épanouis dans l'aide à domicile, un métier social !

Enjeu n°4 de l'orientation scolaire : réfléchir aux débouchés professionnels d'une filière.

Selon le magazine Challenge, entre 2014 et 2018 en France, les recrutements de cadres ont progressé de 47 %, passant de 170 000 en 2014 à 251 000 en quatre ans !

Etant donné qu'une embauche sur cinq à un poste cadre concerne un débutant, les diplômés d'un bac + 5 auront une carte à jouer dans un avenir proche.

Toutefois, pour y arriver, il faut encore trouver la bonne orientation scolaire pour mettre ses aptitudes au services de la réussite scolaire et réussir ensuite ses études.

Il faut également découvrir les métiers pour lesquels la demande est forte, savoir se démarquer et choisir une orientation où l'avenir professionnel est au beau fixe.

C'est le cas par exemple des métiers du web ou du secteur médical, sanitaire et social.

Enjeu n°5 : il faut éviter le "zapping scolaire et universitaire".

Plus l'on passe d'une filière à l'autre en peu de temps, plus on va s'essouffler et risquer soit le décrochage scolaire, soit la sortie du système scolaire sans diplôme.

On connaît toutes et tous quelqu'un qui après une année ratée de BTS tourisme ou comptabilité, a tenté une licence 1 de psychologie, puis une de cinéma ou de sociologie, puis s'est inscrit en licence de chinois, puis s'est convaincu être incompatible avec les études supérieures, et travaille maintenant dans un fast-food, exerçant un métier d'exécutant qui lui déplaît, sans vraiment pouvoir changer car il n'a "que" le baccalauréat.

Ce gâchis résulte certainement moins d'une incompétence que d'une capacité à se poser les bonnes questions lors de l'orientation post-bac !

Choisir son orientation : quelles questions se poser ?

Avant de lire les fiches métiers de l'Onisep, du CIO ou du CIDJ, il est essentiel de se demander par quel domaine est-on intéressé.

Est-ce que l'on veut connaître l'histoire de sociétés et le monde économique, savoir parler deux ou trois langues vivantes, jongler avec les formules mathématiques, etc. ?

Se réorienter : l'affaire de toute une vie !
J'ai fait un bac ES et une fac d'économie. Dix ans plus tard, j'ai choisi une activité plus en phase avec la nature : apiculteur.

La connaissance de soi est une étape-clé pour orienter sa trajectoire scolaire.

Pierre Leistel, spécialiste de l'orientation, propose aux élèves de faire un test d'orientation, un mini-bilan de compétences et de lister sur une feuille de papier les choses que l'on aime faire ou que l'on n'aime pas faire pour les aider à faire un choix.

Ainsi, chaque jeune doit faire le point sur son niveau scolaire, sur ses goûts, sa personnalité (timide, expansif, s'appliquer, aimer écrire, aimer ranger ou non, prendre la parole en public, etc.).

Il faut se demander, basiquement, quelle vie veut-on mener plus tard : est-ce que l'on souhaite gagner beaucoup d'argent, travailler avec la nature, travailler dans un bureau, être mobile à l'international, travailler avec ses mains ou faire un métier dit intellectuel, etc.

Ces questions devraient aider non pas de suite à choisir un métier - quoi que... - mais à savoir où aller pour s'épanouir durant leurs études.

En outre, si l'on ne parvient pas soi-même à faire un questionnaire pour surmonter les difficultés rencontrées lors de l'orientation, diverses solutions existent :

  • Demander un entretien individuel auprès d'un conseiller d'orientation scolaire,
  • Aller à la Cité des métiers de sa ville (pour découvrir les métiers qui recrutent),
  • Faire un bilan avec un coach scolaire sur son parcours scolaire et voir d'où viennent les difficultés scolaires, etc.

Souvent, les personnels enseignants eux-mêmes sont prompts à aider les jeunes de leurs classes à trouver ce qu'ils feront après le bac, pour quel métier sont-ils faits, vers quelle formation aller pour se former, etc.

On peut également faire un test de personnalité gratuit en ligne, cela peut aider à se projeter dans un milieu professionnel donné.

Le site Studyrama est un blog d'informations très fécondes pour peaufiner son choix professionnel : fiches métiers, débouchés professionnels, réfléchir à l'orientation dès la classe de seconde, se réorienter à l'université, etc.

Malgré tout, on peut avoir eu un parcours sans faute lors de sa scolarité et piétiner au moment de trouver un job. Exemple :

"J'ai fait cinq ans d'études d'économie et de science politique mais au moment de chercher un emploi, je me demande bien ce que je vais faire : concours fonction publique, concours du ministère de l'Éducation Nationale, juriste, journaliste, traducteur, chargé d'études socio-économiques, etc. ?"

Entre le lycée et l'université, il est recommandé d'effectuer un stage en entreprise ou même de partir en Erasmus (en licence) pour étudier à l'étranger.

Partir à l'étranger est en effet parfois un des meilleurs tremplins pour s'insérer avec brio dans le monde professionnel.

Choisir sa nouvelle filière avant de se réorienter

Pour effectuer une réorientation efficace, encore faut-il choisir une filière qui nous correspond réellement ! Voici deux solutions à prendre comme un plan d'action pour les jeunes incertains et désorientés.

Contacter un COPsy

Comment changer de voie après une première économique et sociale ?
Faites confiance aux COPsy pour valider votre projet personnel au lycée !

Que l'on soit en classe de seconde générale, en classe de première ou en classe de terminale, chaque élève a le droit de profiter des conseils avisés des conseillers d’orientation psychologues, communément appelés « COPsy ».

Le conseiller d’orientation et psychologue scolaire ou la conseillère d’orientation sera un interlocuteur de choix pour décider de son orientation en Bac L, en Bac S, en Bac ES ou en filière technologique et professionnelle.

Chaque établissement scolaire français (collège ou lycée) dispose d’un COPsy au sein même de l’école.

Ici, le conseiller soulèvera un questionnement avec l’élève pour dresser un bilan d'orientation scolaire et l’aider à trouver sa voie.

La consultation avec un conseiller d’orientation est d’ailleurs souvent obligatoire pour entamer une procédure de changement de filière !

Si ce rendez-vous est une étape indispensable, ce n’est pas un hasard.

Et ce n'est pas une tare de bénéficier d'un conseil d'orientation !

Certains élèves décident de changer trop hâtivement de filière au lycée général ou au lycée professionnel à cause de mauvais résultats scolaires ou d’un échec scolaire, d’une phobie scolaire ou d’une mauvaise intégration au système éducatif.

La discussion est donc conseillée pour savoir si le problème vient réellement de la filière intégrée, ou simplement d’un mal-être de l’élève !

Qui plus est, les élèves français peuvent prendre rendez-vous dans les Centres d’Information et d’Orientation de leur métropole pour organiser un bilan d’orientation active et trouver une voie professionnelle en parfaite adéquation avec leur projet personnel.

Solliciter un cabinet d’orientation

Tandis que les collégiens et lycéens peuvent profiter du service gratuit des COPsy, les étudiants, eux, font plutôt appel aux cabinets d’orientation scolaire et professionnelle privés !

S'orienter en fonction de sa personnalité est important pour s'épanouir.
Anciennement salarié, je travaille en freelance dans les métiers du web, je peux travailler de partout et je suis libre !

Le centre d’orientation met à la disposition des étudiants de 15 ans à 28 ans des informations métiers, des broches de documentation sur les filières et des fiches explicatives sur les différentes universités de la région.

Le coach d’orientation peut conseiller l’élève sur différents sujets :

  • Aide à la rédaction d’un CV,
  • Aide à la rédaction d’une lettre de motivation,
  • Accompagnement personnalisé tout au long de l’année scolaire,
  • Informations pour les parents d’élèves,
  • Aide au redoublement,
  • Aide à l’admission sélective de certaines écoles supérieures et aux écoles spécialisées (école de management, école normale supérieure, institut d’études politiques, etc.),
  • Inscription administrative au portail d’admission post-bac,
  • Information sur le taux de réussite des filières, etc.

En règle générale, il est conseillé aux étudiants de passer un bilan d’orientation en deux ou trois séances avec un coach d’orientation.

A la fin du bilan, le conseiller d'orientation en ligne remettra à l’élève un document de synthèse reprenant les filières à explorer et la faisabilité du projet d’orientation.

N’oublions pas que chaque université compte à son actif des dizaines et des dizaines de filières : il ne suffit donc pas de choisir une nouvelle branche (matières scientifiques, matière littéraires ou matières sciences économiques), mais bel et bien de trouver une filière adaptée à son projet.

Dernier conseil : ne pas hésiter à assister aux journées portes ouvertes des universités ou des écoles pour découvrir la vie étudiante et choisir sa nouvelle branche en toute sérénité !

Orientation scolaire : changer de filière au lycée

Lycéen ou lycéenne, on souhaite arrêter ses études en filière scientifique pour mieux se concentrer sur les langues vivantes ou l’histoire géographie ?

On pense à changer de série avant la fameuse affectation du très décrié dispositif Parcoursup ?

Comment faire une demande de changement de filière au lycée ?
Pourquoi ne pas suivre des classes préparatoires scientifiques après un bac S ?

Sachez qu’il est tout à fait possible de changer sa série de Bac général, et ce même à la fin d’une année scolaire !

En voie générale ou en voie technologique, tous les élèves sont logiquement autorisés à passer d’un bac STL à un bac ST2D, d’une spécialité en physique chimie à une spécialité en SVT, etc.

Selon l’article D. 331-29 du Code de l'éducation, le lycée, par le biais du chef d’établissement, dispose d’un maximum d’un mois pour refuser ou accepter votre demande.

Pour changer de filière au lycée général, l’élève doit passer par les étapes suivantes :

  1. Consulter les professeurs de sa filière et le conseiller d’orientation psychologue, pour décider de sa nouvelle filière en voie générale et de la faisabilité du projet,
  2. Le chef d’établissement demandera l’avis du conseil de classe pour prendre sa décision, et peut, par exemple, mettre en place une remise à niveau pour le lycéen,
  3. Adresser une demande sur papier au chef d’établissement (voir les exemples de courriers sur les sites spécialisés),
  4. Après une analyse de l’effectif de classes et de l’intérêt de l’élève, le proviseur prendra sa décision sous un mois.

Un refus systématique de la part du chef d’établissement peut être considéré comme abusif : c’est pour cette raison qu’il est conseillé aux parents d’élèves d’adresser également leur demande directement à l’inspection académique !

Dans le pire des cas, les parents peuvent faire un recours devant le tribunal administratif pour changer de voie dans son établissement ou, éventuellement, changer de lycée pour passer d’une filière à une autre si les effectifs sont pleins.

Orientation scolaire : changer de filière en Bac Professionnel

Si l'on est élève de seconde professionnelle et que l'on souhaite se réorienter, on a encore de la chance : le changement de filière professionnelle reste assez facile d’accès, notamment grâce à la réforme du lycée !

Changer de spécialité professionnelle entre la seconde et la première

Comment choisir ses voeux en seconde professionnelle ?
Suivez vos aspirations profondes grâce à un Bac Pro adapté à votre projet !

Sortant tout juste d’une troisième avec des résultats scolaires moyens, certains élèves sont directement orientés en seconde professionnelle.

Pourtant, il est particulièrement complexe d’élaborer un projet professionnel à un si jeune âge.

Résultat : beaucoup d’élèves de seconde professionnelle se rendent compte que cette voie n’est pas pour eux.

Que l'on se rassure : il est tout à fait possible de changer de voie professionnelle sans pour autant s’accabler de démarches administratives !

Les étudiants doivent suivre la procédure « Affelnet première » dès le troisième trimestre et saisir leurs nouveaux vœux.

Il faudra tout de même avoir une certaine cohérence dans le projet, en passant par exemple d’une seconde professionnelle commerce à une 1ère professionnelle vente.

D'une filière professionnelle à la voie générale ou technologique

Pour passer d’une seconde professionnelle à une voie générale ou techno, les démarches sont plus complexes !

Les séries du bac sont nombreuses dans l'enseignement technologique : STMG, STI2D, STD2A, STL, etc.

Autant de filières relativement accessibles pour les élèves professionnels.

Comme pour le changement entre voies professionnelles, il faudra s’y prendre assez tôt pour voir son dossier accepté par l’établissement. Avant les vacances de Pâques, l’étudiant doit prendre un rendez-vous avec un conseiller d’orientation pour valider son projet.

La mutation en voie technologique est donc possible à certaines conditions :

  • Une adéquation entre les matières de la seconde professionnelle et de la première technologique,
  • Déposer une demande avant la fin du troisième trimestre de l’année scolaire,
  • Obtenir de bons résultats scolaires en seconde,
  • Obtenir de bonnes appréciations de la part des professeurs en voie professionnelle.

A l’inverse, passer d’un bac pro à un baccalauréat général (filière S, filière ES ou filière L) est quasiment impossible !

Le mieux est de passer directement par le redoublement de seconde pour profiter d’un enseignement général complet pendant au moins une année.

Orientation scolaire : changer de filière en Licence

Nombreux sont celles et ceux qui pensent avoir mal choisi leur filière de Licence : à juste titre, ils sont loins d’être les seuls !

Comment se faire accepter dans une autre Licence à la fac ?
L'erreur est humaine : n'hésitez pas à changer de Licence si la vôtre ne vous convient pas !

Les étudiants dépendant du Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur ne sont évidemment pas soumis aux mêmes règles que les élèves de collège ou de lycée.

Il est donc toujours possible de reprendre totalement ses études depuis la première année de fac, ou directement pendant une année de Licence selon sa filière.

Le tout est d’étudier les conditions d’admission aux filières :

  • Licence pro,
  • Licence en sciences de l’ingénieur,
  • Licence de comptabilité gestion,
  • Licence de technicien supérieur,
  • Licence droit,
  • Licence de sciences et techniques,
  • Licence d’agronomie,
  • Licence sciences humaines et sociales (histoire, géographie, AES, sciences économiques, sociologie, ethnologie, etc.),
  • Licences d'histoire de l'art, archéologie, musicologie, arts plastiques, etc.,
  • Licence d’éducation physique etc.

Pour se réorienter vers une nouvelle Licence, les élèves doivent faire leur demande dès le premier semestre de la 1re année de fac.

On pourra ainsi reprendre ses études en cours d’année mais avec l’obligation de rattraper son retard.

L’université fournit à l’étudiant une liste de matières à rattraper, ce qui est facilement possible grâce à d’anciens élèves ou aux élèves de sa promotion !

A l’inverse, changer totalement de Licence en L2 ou L3 est bien plus complexe : l’étudiant doit monter un dossier, accompagné de ses résultats scolaires et d’une lettre de motivation, pour espérer être accepté dans une autre filière.

Encore une fois, tout dépendra des places disponibles, mais aussi de la motivation personnelle !

Toutefois, il y a certaines exceptions.

Lorsque j'étais étudiant en Licence 2 d'Administration Economique et Sociale (AES) à l'université de Rennes 2, j'avais découvert une formation de Licence 3 en Droit et Science Politique (à l'université de Toulouse 1 Capitole).

Mon admission s'est déroulée sans aucun problème, alors même que mes résultats étaient moyens.

Certains passent de la médecine à la biologie à l'université, de l'histoire aux langues... On peut donc bien changer de filière en cours de cycle de licence, pour peu que les disciplines soient connexes.

Orientation scolaire : changer de filière au niveau Master

A l’université, il n’est pas rare de voir des étudiants changer de filière pendant leur Master !

Comment passer des tests d'orientation pour changer de cursus universitaire ?
Changer de voie en Master est plus compliqué qu'en Licence !

Changer de Master 1 au tout début de l’année universitaire est tout à fait possible, dans la mesure où le projet est logique et où des places sont disponibles.

Par exemple, un étudiant en M1 Recherche Littérature pourra plus facilement se rediriger vers un M1 MEEF Enseignement du français, en préparation du CAPES de Lettres modernes ou Lettres Classiques.

Le Master 1 est parfois vu comme une simple passerelle pour passer d’une filière à une autre.

De nombreux Master 2 - qu'ils soient à finalité professionnelle ou recherche - sont admissibles sur dossier et la concurrence est rude : veillez donc à obtenir les meilleures notes possibles pendant votre première année de Master.

En revanche, certaines formations de Master 1 ouvrent l'accès de plein droit au Master 2 : les étudiants reçus au M1 sont prioritaires pour le M2.

Si l'on est admis au Capes externe, par exemple, durant l'année de M1, l'entrée au Master 2 n'est conditionnée qu'à la réussite aux examens du Master 1.

Il est presque impossible de changer de Master 2 en cours de route.

Si l'on se rend compte tardivement que le Master 2 ne convient pas, alors il faut faire la demande d’orientation dès le début de l’année scolaire pour booster ses chances d’intégration.

Néanmoins, dans la majorité des cas, les étudiants refont totalement une deuxième année de Master correspondant plus à leurs envies !

Mais parfois, il est même impossible de redoubler son master : on est soit admis, soit ajourné.

Oubliez l’idée de passer d’un Master de littérature anglaise à un Master de sciences et technologies : c’est bien évidemment impossible, puisque l’entrée au Master nécessite une Licence correspondante.

Pour totalement changer de voie, il faudra donc reprendre le cursus d'études correspondant à zéro !

Alors, pourquoi ne pas bénéficier des conseils d’un service de coaching scolaire pour changer de filière au lycée ou à la fac ?

Plus tard, quiconque souhaitera se reconvertir pourra solliciter une admission en faisant valoir la validation des acquis de l'expérience : intégrer un Master à l'âge de 45 ans n'est en aucun cas exclu car le droit à la formation, c'est pour toute la vie !

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.