"Le piano, c'est l'accordéon du riche." Michel Audiard (1920-1985)

Le piano est, à l'instar des instruments du quatuor à cordes (deux violons, violoncelle, alto), de la batterie et de la guitare, l'un des instruments de musique les plus populaires.

Instrument maître de la formation musicale au conservatoire et de la musique classique, le piano a pourtant une histoire relativement récente.

Selon une enquête diligentée par l'Ifop pour la Fête de la musique du 21 juin 2017, 32 % des Français jouant de la musique déclaraient savoir jouer du piano.

Et selon la même enquête statistique, 39 % des Français(es) sondé(e)s ayant appris à jouer d'un instrument de musique, avaient étudié le piano.

Vous prenez des cours de piano, d'harmonie, d'improvisation ou de solfège ? Connaissez-vous au moins l'histoire de votre instrument de musique ?

Voici un article focus sur la grande histoire du piano.

Le piano, un héritage de la musique féodale

Le piano est un instrument polyphonique à clavier, avec une table d'harmonie et des cordes frappées par des marteaux recouverts de feutre.

Les vibrations des cordes sont transmises par le truchement d'un chevalet, et celles-ci produisent un son par l'actionnement des marteaux et par l'enfoncement des touches avec les doigts de la main.

Enfin, la note est arrêtée lorsque l'on relâche la touche, grâce à un étouffoir en feutre.

Mais il n'en a pas toujours été ainsi.

Quels ont été les premiers pianos ?
Voici un clavicorde : l'un des arrières-grands-pères du piano actuel !

Le piano d'aujourd'hui et son évolution résultent en effet d'un ensemble de facteurs historiques :

  • Les progrès de la métallurgie,
  • L'émancipation des mœurs et des relations sociales à la période contemporaine (XIXe et XXe siècles),
  • Les progrès techniques dans la maîtrise de l'acoustique,
  • Les progrès de l'électricité et du nucléaire (pour le piano électrique),
  • L'évolution des capacités auditives,
  • Le perfectionnement des compositeurs, des solistes et des pianistes amateurs,
  • La diversité des goûts et la "demande" des auditeurs de musique.

Si le piano tel qu'on le connaît aujourd'hui ne date que du XXe siècle (piano électronique, synthétiseurs et piano acoustique), il est le fruit des évolutions successives de la musique depuis l'Antiquité.

Des gravures datant du XIIIe siècle, en plein Moyen-Âge, montrent des troubadours jouer des instruments monocordes, en tous points semblables à ceux utilisés sous l'Antiquité.

Le plus vieil ancêtre du piano actuel est le tympanon, un instrument du Moyen-Âge muni de cordes tendues, que l'on frappait à l'aide de mailloches.

Entre les XIe et XIVe siècles, des écrits attestent de l'ajout de cordes aux monocordes féodaux : ce sont les manichordions, qui conduisent à l'invention du "clavicymbalum", le cymbalum à touches.

Il s'agit à l'époque d'un clavicorde, avec une partie dédiée aux touches blanches et noires et l'autre aux cordes frappées par des lames métalliques, fixées au bout des touches : le clavier était né.

Le clavicorde n'est tombé en désuétude qu'au début du XIXe siècle, bien qu'il ait été utilisé au XXe siècle dans les formations de musique ancienne.

La fin du Moyen-Âge et la Renaissance voient la création du clavecin, un instrument à cordes pincées, dont la forme en aile d'oiseau préfigure celle du futur piano à queue : les cordes ne sont pas frappées, mais pincées.

Mais il faudra attendre les XVIIe et XVIIIe siècles pour voir l'apogée du clavecin, son âge d'or.

La naissance du piano, un fruit de la république florentine

Pour remonter aux origines du piano tel qu'on le connaît de nos jours, il faut aller dans la Toscane du début du XVIIIe siècle, à Florence.

Quelle est l'histoire des pianos ?
Il n'existe à ce jour que 3 exemplaires connus du clavier de B. Cristofori !

Et c’est un nom qui va changer le cours de l’histoire du piano : Bartolomeo CRISTOFORI (1655-1731).

Cet Italien originaire de Padoue est connu pour avoir été un facteur (fabriquant et réparateur de claviers) de clavecins et de clavicordes.

Alors qu'il conçoit un clavecin à trois claviers pour le prince Ferdinand de Médicis à Florence, il cherche à accroître les nuances et l'expressivité de son instrument, notamment pour permettre de varier l'intensité des notes selon la pression exercée sur les touches.

C'était déjà possible de le faire avec le clavicorde, mais le volume sonore était alors trop faible.

Sur une caisse de clavecin, il crée un mécanisme de frappe des cordes plus puissant que sur le clavicorde : ainsi est né vers 1709, le pianoforte, d'abord nommé "gravicembalo col piano e forte" en italien (se traduit par "clavecin avec les nuances douces et fortes").

Les sautereaux du clavecin sont remplacés par des marteaux, recouverts de peau frappant les cordes en appuyant au doigt sur une touche : au lieu de pincer la corde, l'ingéniosité repose sur le fait que le musicien peut moduler la force de frappe et donc, le volume sonore.

On estime que son premier spécimen date de 1698. Entre 1709 et 1726, Cristofori fabrique environ vingt exemplaires.

L'innovation choque pour l'époque. Le pianoforte subit deux critiques majeures qui viennent retarder sa généralisation au grand public : d'une part, les variations de tons rebutent les musiciens contemporains de Cristofori et d'autre part, l'essor de l'opéra, misant sur la voix humaine, retarde la démocratisation du nouvel instrument.

Le musée national des instruments de musique de Rome dispose d'une relique de cette époque : un piano-forte fabriqué par B. Cristofori, datant de 1722.

Il y a également un exemplaire de 1720 au Metropolitan Museum of Art à New-York et un autre datant de 1726, doté de quatre octaves, au musée des instruments de musique de l'université de Leipzig.

Bartolomeo Cristofori meurt en 1731, sans que son oeuvre n'ait séduit le grand public.

Les pionniers et les précurseurs subissent souvent ce même sort : il faut attendre plusieurs décennies, voire des siècles avant que la société ne reçoive et réhabilite leurs créations visionnaires.

Quelques années plus tard, l’invention est réadaptée et améliorée par un musicien Allemand : Gottfried Silbermann (1683-1753). Il améliore les plans, et le processus de frappe des marteaux.

Son apport consiste à créer une pédale forte, permettant de lever tous les étouffoirs du piano, ce qui contribua à augmenter la durée des notes.

En Saxe, G. Silbermann parvient à développer de façon industrielle son instrument : dans l'engouement de l'époque, le roi de Prusse Frédéric II (1712-1786) jouera même de ce nouvel instrument.

Une nouvelle famille d’instruments vient donc de naître.

Les évolutions du piano-forte au cours des XVIIIe et XIXe siècles

Par suite aux recherches sur la sonorité et sur le mécanisme de Silbermann, de nouveaux types de claviers améliorés vont voir le jour entre le milieu et la fin du XVIIIe siècle.

Comment dater les premiers claviers à cordes ?
Au XIXe siècle, il fallait un grand logement pour avoir un piano : donc, avoir beaucoup d'argent !

L'évolution du piano-forte au XVIIIe siècle

Esthétiquement et au niveau de la sonorité, le piano-forte est le piano qui a subi dans l’histoire le plus d’améliorations.

La période qui correspond à cet enchaînement d’amélioration est aussi celle de la Première Révolution Industrielle : l'ère proto-industrielle prend son essor vers 1750 en Angleterre.

Partant, l'amélioration des instruments de musique est permise grâce aux progrès techniques observés dans la métallurgie.

L'acier des cordes et de leur tréfilage sont améliorés, ce qui permet d'appliquer une pression de plus en plus forte. De plus, l'amélioration des techniques permettant de faire fondre les cadres en fer aider à concevoir des instruments plus robustes, plus stables et plus résistants.

Sans les innovations et les progrès techniques de la Révolution Industrielle anglaise au second XVIIIe siècle (qui apporte également des gains de productivité colossaux pour les possédants, mais génère une paupérisation des classes prolétaires), le piano n'aurait pas pu voir le jour.

Rappelez-vous : il ne faut pas confondre le piano-forte et le clavecin.

Le clavecin n’est pas considéré comme un ancêtre du piano pour la raison qu'il ne possède absolument pas les mêmes caractéristiques techniques que le piano.

Le son du clavecin n’est pas du a une frappe de marteaux, mais au pincement des cordes.

Entre 1745 et 1800, le pianoforte est généralisé par les musiciens et les facteurs (fabricants).

Conjointement, plusieurs essais d'amélioration et d'optimisation sont réalisés :

  • C. E. Friederici, disciple de G. Silbermann, construit un pianoforte pyramidal à cordes obliques : gain de place,
  • J. S. Bach (1685-1750) joue sur un pianoforte de Silbermann en 1747,
  • Friederici construit en 1758 le premier pianoforte de forme carrée, avec cordage parallèle au clavier,
  • En 1762, J. Zumpe (1726-1790) construit son premier pianoforte carré en Allemagne,
  • Entre 1745 et 1770, le pianoforte se développe en Allemagne, en Belgique, en Angleterre et en France,
  • Vers 1800, les premiers pianos droits sont construits en Angleterre, en Irlande, aux États-Unis et en Autriche.

C'est au cours de cette courte période, un demi-siècle, que les grands fabricants d'aujourd'hui vont naître (pianistes, inventeurs et industriels chefs d'entreprises) : Stein, Pleyel, Schiedmayer et Söhne.

Le piano au XIXe siècle

La deuxième moitié du XIXe siècle et la seconde Révolution Industrielle (qui impacte cette fois-ci la France et l'Allemagne) permettent à de nouvelles firmes et à de nouvelles marques, de voir le jour et d’apporter leur contribution à l’amélioration du piano, qui s’appelle encore à l’époque piano-forte.

Quelle est l'évolution du clavier ?
Un instrument de 1850 aujourd'hui serait un bien de luxe !

Au début du XIXe siècle, le Français Henri Pape donne à la sonorité du pianoforte une nouvelle dimension.

En 1813, il file les cordes basses en acier avec du cuivre. En 1826, il remplace les couvertures en cuir des marteaux par du feutre de laine de mouton.

Cette amélioration permet une harmonisation plus fine du timbre de l’instrument au moment où l'on vient frapper la corde.

L'un des pays leaders et novateurs de cette période, c’est aussi l’Allemagne.

La marque Blüthner (qui n’a vu le jour qu’en 1853) a réussit à développer à la fois l’aspect technique et esthétique de ses pianos en les rendant robustes et puissants.

Mais elle a également développé tout le côté commercial, en allant chercher dans ses clients non seulement les meilleurs pianistes, mais aussi les personnes qui avaient l’objectif d’apprendre le piano, ou qui désiraient coller leur image avec le prestige du piano.

Blüthner va donc breveter 4 améliorations de ses modèles, et diversifier son offre.

Si bien qu’en 1915, le piano standard fait 215 cm de long, pèse 300 kg, et couvre 5 octaves.

Les autres firmes, dans un premier temps en retard, vont être alors obligées de suivre.

Si le piano a eu tant d'aura au cours du XIXè siècle, c'est aussi sous l'effet du développement industriel des années 1850 à 1900.

Le capitalisme du XIXe siècle voit l'avènement du marché concurrentiel, régi par la loi de l'offre et de la demande. Les gouvernements déréglementent l'économie, ce qui permet aux firmes privées d'enregistrer des profits inédits.

Ce que l'histoire retient peu, c'est qu'entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle, on passe de la fabrication artisanale du piano, à l'atelier par le facteur, à d'immenses usines où le piano est fabriqué à la chaîne (grâce aux nouveaux procédés de management) par des ouvriers, dont beaucoup vivent dans la misère.

De nombreux ateliers persistent cependant, malgré l'industrialisation de l'économie.

Les grandes puissances occidentales développent un usage social et individuel du piano.

Aussi, la technique, la complexité et la finesse de l'instrument font que son prix est élevé, empêchant ainsi aux classes pauvres d'acheter les pianos qu'ils fabriquent.

Le pianoforte devenant un instrument prestigieux et onéreux, il est accaparé par l'aristocratie et la bourgeoisie des XIXe et XXe siècles : dans le même temps, les compositeurs, autrefois en bas de la hiérarchie sociale, connaissent une forte ascension sociale.

C'est donc en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, puis plus tard aux États-Unis, que le piano se développe : là où le marché rencontre une demande !

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Les virtuoses du jeu comme images de marques

Comme dans tout domaine, et comme dans toute époque, une marque doit se faire accompagner d’une égérie. Une égérie qui vend le produit comme unique entre tous.

Pour le piano, les firmes n’ont pas dérogé à la règle.

Elles sont allées chercher l’image des meilleurs pianistes pour persuader la masse que leurs produits étaient meilleurs que ceux de la concurrence.

Ainsi Beethoven, Chopin, Schubert pour ne citer qu’eux  (parmi mes les meilleurs pianistes) ont prêté leur nom aux grandes firmes européennes de fabricants de piano.

Des firmes qui sont de plus en plus nombreuses dans la deuxième moitié de XIXe siècle, pour se retrouver à plus de 20 en 1885.

C’est à cette époque que le piano moderne est réellement né.

Les principales firmes de fabrication de pianos à la fin du XIXe siècle, sont :

  • Blüthner,
  • Broadwood,
  • Pleyel,
  • Erard,
  • Stein.

Ces firmes se partageaient à l’époque 70 % du marché mondial de la fabrication de pianos.

Des pianos de toutes les formes, de toutes les caractéristiques sonores et techniques sont alors fabriqués.

Il s'agissait de pianos que l’on pouvait retrouver aussi bien chez des gens de la grande bourgeoisie de l’époque (surtout des grands propriétaires enrichis par la Révolution Industrielle, qui voulaient apprendre le piano en étant adulte) que la plus petite bourgeoisie, qui utilisait les pianos aussi bien pour le son que pour la beauté du « meuble » que l’instrument représente.

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Le piano s'exporte en Amérique et en Asie

Qui sont les producteurs de pianos ?
Yamaha, leader mondial, fabrique des claviers depuis 1900 !

Au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, on dénombre des ateliers de fabrication de pianos dans toute l'Europe, ainsi qu'en Amérique du Sud (en Argentine), en Afrique du Sud, au Japon (Yamaha est fondée en 1887).

En Allemagne, on comptait plus de 300 facteurs vers 1910.

Les États-Unis : nouveau géant de la création de piano

Le piano débarque aux Etats Unis vers la deuxième moitié du XIXe siècle, avec la création des deux firmes, Steinway et Grodrian.

Ce sont alors ces deux entreprises qui mènent la danse au pays de l’Oncle Sam.

La pratique du piano en est encore à ses prémices, et est réservée aux Anglais émigrés, qui ont une culture du piano plus étoffée que les locaux du "Nouveau Monde".

Néanmoins et comme dans tous les domaines, les Etats Unis vont rapidement devenir les leaders mondiaux.

Pour le rester aujourd’hui, avec plus de 200 entreprises fabricantes, et plus de 870 brevets déposés depuis cent ans.

L'Asie et le Japon entrent dans la danse avec Yamaha

Le Japon est entré dans la danse relativement tard.

Le leader national de l’instrument de musique, Yamaha, n’est créé qu’en 1887 et ne commence à fabriquer des pianos qu’en 1900.

C’est l'ère Meiji qui crée les conditions favorables à la marque Yamaha pour se hisser tout en haut des fabricants de piano au Japon.

Leurs recherches de l’excellence au niveau de l’acoustique fait des instruments Yamaha la crème de la crème au niveau musical, encore aujourd’hui.

Un savoir faire qui s’est exporté dans les pays voisins comme la Corée du sud et la Chine, encore en retard aujourd’hui.

Plus proche de l'Europe, la Russie connaît à son tour un développement de la fabrication de pianos, au cours du XIXe siècle.

L'évolution et la démocratisation du piano moderne

Au fur et à mesure des progrès de la science, de l’avancée de l’industrie et des techniques de fabrication, les pianos ont muté, évolué, pour en arriver à ce que nous connaissons aujourd’hui.

C'est au début du XXe siècle que le piano parvient à allier puissance, beauté, et sonorité parfaite.

Pourquoi les pianistes sont-ils aujourd'hui très prestigieux ?
Les pianos sont devenus des instruments incontournables de la musique classique.

Le fait de pratiquer le piano de généralise aussi, avec la conquête de nouvelles régions, de nouveaux pays.

En Allemagne l’emploi de l’acier filé au diamant à partir de 1902 permet de donner un côté minéral au son.

Aujourd'hui encore, des firmes comme Röslau, Vogel ou Rose ne cessent d’améliorer cet emploi. Et c’est également à cette période que le piano envahit le monde.

Entre le clavicorde de B. Cristofori et la fin du XVIIIe siècle, le clavier ne gagne qu'une octave et passe de 54 à 60 touches.

Au XIXe siècle, il passe de 60 à 88 touches : Henri Pape présente dès 1844, un piano à huit octaves avec 97 touches : cette innovation sera perçue à l'époque comme trop excentrique.

Le témoin le plus marquant de l'essor du piano est un chiffre de l'année 2000 : à partir du basculement dans le XXIe siècle, il se fabriquait en une année autant de pianos dans le monde qu'au cours de tout le XIXe siècle.

Les procédés industriels et le phénomène d'économies d'échelle (qui permettent de baisser le prix de revient pour le consommateur) permettent à la classe moyenne d'acquérir des pianos pour leur domicile.

Le cours de piano à domicile et dans les écoles de musique se démocratise également, l'État développant dans le même temps des incitations fiscales pour faciliter la prise de cours particuliers (le CESU aujourd'hui).

Malgré tout, nombre de ménages issus de classes populaires, n'ont aujourd'hui toujours pas les moyens financiers de payer des cours de piano à leurs enfants : faire du piano demeure, bien que dans une moindre mesure qu'auparavant, une pratique culturelle élitiste, réservée aux catégories sociales favorisées.  

La pratique du piano au XXIe siècle

Aujourd’hui en 2020, l’industrie du piano est florissante. Tout comme les cours de piano !

Qui peut apprendre à jouer du clavier de nos jours ?
Aujourd'hui, la pratique instrumentale s'étend à de plus en plus de monde.

Comme à ses débuts, elle a traversé le XXe siècle en s’adaptant aux nouvelles technologies.

Si bien qu’aujourd'hui on retrouve tous les types de pianos possibles et imaginables.

Les pianos droits se sont généralisés, le piano numérique est devenu une véritable merveille de sonorités et de précision, et suppléent parfaitement les lourds et encombrants pianos droits et à queue.

Au niveau de la pratique du piano également, tout a changé.

Jusqu’à la fin des années 1950, cet instrument était réservé aux élites, aux catégories sociales susceptibles d’avoir de la place chez eux, de l'argent et du temps pour apprendre.

Les "couches populaires" n’avaient pas accès au piano.

Le prix, le temps, la place… Tout manquait.

Aujourd’hui, les classes moyennes ont accès à la pratique de l'instrument, mais peuvent également faire appel à des professeurs pour apprendre le piano.

Mais même à 20 € ou 25 € de l'heure, prendre des cours de musique reste un surcoût financier pour les catégories sociales les moins dotées en capital économique et culturel.

Et comme aux premiers temps de son existence, le piano colle à l’image de ses virtuoses. Ces virtuoses qui sont l’image, les représentants de cet instrument noble.

Un instrument qu'on retrouve dans les films, dans les concours télévisés, les tutos de piano sur Youtube entre autre.

Cela montre bien que depuis 300 ans d'histoire, le piano a parcouru un long, beau et riche chemin.

Les génies du piano continuent d'interpréter des morceaux difficiles au piano.

L'histoire du piano est riche et aujourd'hui on distingue 5 types de piano à queue.

Pour choisir son piano, il faut bien veiller à déterminer son niveau et les attendes que l'on porte pour son prochain piano.

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.