"La première chose à faire pour jouer du piano, c'est soulever le couvercle." Darry Cowl (1925-2006).

Lorsque l'on veut apprendre le piano, on pense souvent qu'il va falloir passer par de longues heures d'apprentissage du solfège. Assimiler la notation musicale ne va pas de soi, et les cours de solfège sont souvent vus comme la punition d'un cours de musique.

Mais en quoi le solfège est-il utile et bénéfique à l'apprentissage du piano ? Comment l'apprendre efficacement ?

En 2017, selon l'Ifop, le piano est l'instrument de musique le plus pratiqué par les Français : 32 % des personnes déclarant jouer d'un instrument de temps à autres disent pratiquer le piano.

Voici nos réflexions sur le solfège dans le cours de piano.

Le solfège : un atout et un outil pour apprendre le piano

Pourquoi faire du solfège quand on peut jouer tout simplement ?
Faut-il assimiler la théorie musicale pour se faire plaisir musicalement ? Pas sûr...

Dans une première acception, il faut concevoir les cours de solfège comme l'acquisition d'un outil permettant d'apprendre la musique et de mieux la comprendre.

Le solfège est effectivement une boîte à outils qui s'avérera très utile dans l'apprentissage de la musique.

Et cela quelque soit l'instrument.

C'est un outil crucial pour savoir lire les notes, connaître leur tonalité (bémol, dièse ou bécarre), repérer les silences et les hauteurs des notes.

C'est un outil pour acquérir un même vocabulaire commun, qui sera compris par tous les autres musiciens (pianistes, saxophonistes, guitariste, contrebassiste, batteur, etc.).

La musique peut se lire comme un roman, mais l'avantage est que ce dernier serait écrit dans un langage universel.

D'un côté, si on apprend à maîtriser la théorie de la musique, on acquiert aussi un langage musical et une pratique pianistique enrichie.

Piano et solfège sont donc indissociables l'un de l'autre.

Comme la lecture « classique », on déchiffre, on décortique, puis on lit, et enfin on comprend ce que l'on lit.

Avec le solfège, le processus est similaire. On décortique, on déchiffre les notes pour lire la musique, et enfin comprendre ce que l'on lit.

La lecture est à la base de l'apprentissage et des cours de piano.

La lecture des partitions, la compréhension des différentes rythmiques, repérer les notes de musique, savoir jouer une partition, etc, tout ceci constituent les bases de la musique qui vont permettre ensuite de progresser.

En ayant appris les bases du solfège, vous pourrez jouer des morceaux plus compliqués, dans des styles de musique variés.

Le solfège aide également beaucoup pour composer son propre morceau de musique et pour improviser, lors d'une jam session par exemple.

Découvrez aussi les accords basiques au piano...

Le solfège, pour stimuler la mémoire

Le solfège induit des exercices répétitifs qu'il va falloir répéter, intégrer et apprendre par cœur.

Comment se rappeler des partitions ?
Faire du solfège va stimuler la mémoire du pianiste : ce ne donc peut être que bénéfique !

Pour savoir déchiffrer une partition musicale comme on lit un livre, il faut donc parfois réviser pendant de longues semaines.

Rien ne se fait en un jour...

Plus la mémorisation d'un individu est rapide, mieux il pourra aborder l'apprentissage d'un instrument.

Il faut toujours apprendre à votre rythme.

Étudier la musique et le solfège fait intervenir plusieurs types de mémoires :

  • La mémoire à court terme,
  • La mémoire de travail,
  • La mémoire épisodique et sémantique,
  • La mémoire procédurale.

La mémoire à court terme permet de retenir des informations quasi instantanées, allant de 1 seconde à 10 minutes.

Travailler une partition musicale permet de solliciter cette forme de mémoire.

La mémoire de travail, elle, permet de traiter l'information reçue lors de la mémorisation à court terme.

Elle sert notamment lors du déchiffrage de la clé de fa tout en apprenant aussi la clé de sol. C'est, finalement, celle qui permet de faire plusieurs choses à la fois en restant concentrés.

Ensuite, la répétitions des notes et des gammes à chaque leçon va faire intervenir la mémoire épisodique et sémantique.

Celle-ci va permettre à l'élève de se souvenir d'une partie de piano jouée la semaine précédente ou la veille du cours.

La mémoire procédurale, enfin, est celle qui développe des automatismes, de la dextérité, de l'habileté et des savoir-faire.

Ce type de mémoire inconsciente ne demande pas d'effort cognitif particulier (par exemple, marcher ou faire du vélo). Apprendre le solfège et le piano stimule ce type de mémoire.

Dès lors, plus l'apprenant va réviser le solfège, plus il "boostera" sa mémoire : où quand la musique devient un outil au service du mental !  

Comment trouver des cours de piano débutant ?

Les bases du solfège à apprendre en cours de piano

Comment lire les partitions ?
"Ah non ici, c'est un la dièse !"

L'étude du solfège se décline en trois axes principaux :

  • La lecture de notes,
  • Les tonalités,
  • Le rythme.

Lire les notes comporte une difficulté pour l’œil et pour la mémorisation du cerveau.

L'apprentissage de la lecture de musique permet de mémoriser des points de repère sur une portée musicale.

L'étude des tonalités comporte des difficultés pour l'oreille : comment reconnaître l'harmonique, les octaves, la tierce ou la quinte, deviner la tonalité de chaque note ?

C'est l'occasion de s'entraîner lors des dictées de note, ces exercices de solfège tant redoutés des apprenants.

Reconnaître les figures de notes, placer la clé de sol et la clé de fa, aborder la notion de ton et de demi-ton, travailler la rythmique, etc., sont autant de passages incontournables du solfège.

Vous apprendrez qu'il y existe 7 figures de notes différentes :

  • La ronde,
  • La blanche,
  • La noire,
  • La croche,
  • La double-croche,
  • La triple-croche,
  • La quadruple-croche.

Vous aborderez ensuite l'apprentissage du clavier : les touches blanches et les touches noires.

Ces dernières se rangent par groupes de deux et de trois touches noires : le do se trouvera toujours à "gauche" (un demi-ton plus grave) du petit groupe de deux notes noires.

Le solfège servira à comprendre la portée d'une partition de piano : clef de sol sur la partie supérieure, et clef de fa sur la portée inférieure.

Les notes de la clé de sol se joueront toujours avec la main droite cependant que vous allez déchiffrer les notes de la clé de fa avec la main gauche.

Ensuite, les bases du solfège doivent aborder la notion de tons et demi-tons, de dièses (#) et de bémols (b).

Chaque touche du clavier représente un demi-ton. En décomposant votre clavier, vous vous apercevrez que dans la gamme de do majeur, on trouve 6 tons (5 tons et deux demi-tons diatoniques).

Chaque ton est un intervalle entre deux notes conjointes. L'ensemble des notes de la gamme forme ainsi une octave, soit un ensemble total de 12 demi-tons dont 5 demi-tons chromatiques et 7 demi-tons diatoniques.

Quand pratiquer le solfège  ?

En musique, c'est comme l'apprentissage des langues vivantes : plus on apprend jeune, mieux c'est.

A quel moment réviser les notes ?
Le moment "solfège" de la leçon : souvent, on préfère au début !

Evidemment, il n'y a pas d'âge pour apprendre le piano. Et on peut très bien s'attaquer à l'étude du solfège à n'importe quel âge.

Mais il est évident que comme dans n'importe quel domaine, l'apprentissage à l'époque de l'enfance est conseillé. Les raisons sont simples : le cerveau des enfants est une éponge.

Ils retiennent plus vite, en qualité et en quantité, les infos qu'on leur transmet.

Mon point de vue est de faire attaquer et le solfège, et l'instrument en même temps aux enfants. Ils ont assez de place pour assimiler les deux apprentissages. Surtout avec les méthodes d'apprentissage du piano  d'aujourd'hui dont nous parlerons plus bas.

Lorsque l'on est adulte, l'attention, le stress, l'implication, la capacité à retenir ne sont plus les mêmes.

En pratique débutante, il vaut mieux y aller pas à pas. Allez-y progressivement car vous prendrez le risque de vous décourager devant la somme de travail à fournir.

Il vaut mieux évidemment, opter pour une étude ludique et interactive du solfège.

A ce sujet, que ce soit un adulte ou un enfant, le résultat final est le même. C'est le rôle du prof de s'adapter à la personne, et de proposer une méthode pédagogique qui corresponde à l'élève.

Dans la chronologie du cours de piano, il n'y a pas de règles précises.

Au début, au milieu, a la fin...

Peu importe. L'important, c'est de ne pas perdre de vue la cohérence du cours.

C'est aussi de jauger les besoins de l'élève. Le placement de « l'instant solfège » dans le cours reste à l'appréciation du prof. Mais il n'y a pas de moment préférentiel.

Placer le cours de solfège en tout début de cours de piano permet d'avoir 100% de l'attention de l'élève.

Mais le risque est bien sûr de lui faire perdre le fil et de voir sa concentration baisser très rapidement. Et faire du solfège à la fin de la leçon de piano, peut être utile si le côté ludique est mis en avant.

Mais là encore, le risque est bien de ne pas avoir les bonnes conditions pour que les exercices soient efficaces.

L'idéal est donc de jauger, de disséminer les exercices dans le cours. En complément de l'étude d'un morceau par exemple.

Pour que l'élève profite à la fois de la théorie, et de la pratique. Car c'est comme ça que ça rentre.

Dans ce cheminement, l'élève pourra progressivement déterminer lui même quand jouer du piano et quand apprendre le solfège.

Pourquoi apprendre le solfège ?

Avec le solfège, on devient autonome musicalement

Si le solfège a bien une visée, c'est celle de structurer l'apprentissage des rythmes à l'élève.

Apprendre les partitions avant le jeu : pour ou contre ?
Quel est l'objectif de faire avaler tant de lecture de notes aux enfants au lieu de développer leur oreille musicale ?

Grâce au solfège, on développe le sens du rythme, on dissocie chaque rythmique avec les autres, et on peut comprendre beaucoup plus facilement l'écriture musicale, ainsi que les structures de partition.

Le solfège, c'est la grammaire de la musique.

Or savoir lire la musique est important si l'on veut par la suite composer, improviser et jouer tous les styles.

Le solfège permet d'éviter de reproduire note à note un morceau de musique entendu. Cette compréhension des "codes" de la musique va aider à jouer d'oreille et à ajouter des nuances dans le jeu du pianiste.

Aussi, cela élargit le panel de connaissances de l'élève, ce qui par la suite, permettra à la personne de s'épanouir en jouant de tout. Et principalement ce qu'elle aime.

La musique doit rester un plaisir, au même titre que la lecture. Et pour aimer lire, il faut aimer apprendre à lire.

Pour aimer jouer de la musique, c'est quand même mieux d'aimer lire la musique. Et donc aimer le solfège.

Apprendre le solfège n'est pas chose facile, et cela demande une motivation certaine et à toute épreuve.

D'autant plus que par le passé, l'enseignement n'était pas très attractif, et plutôt coercitif. Aujourd'hui, apprendre le solfège est devenu plus ludique, plus « fun ».

Tout d'abord, on peut dire qu'apprendre en même temps l'instrument et la lecture des partitions peut sans aucun doute permettre a tout le monde d'y trouver son compte.

Le tout en veillant a ce que la progression dans les deux domaines soit homogène.

De plus, axer l'apprentissage sur la pratique et non sur la connaissance par cœur des termes techniques est aussi une bonne recette pour éviter de dégoûter l'élève.

Il ne faut pas s'y tromper. Les deux se complètent, sans être indissociables.

Beaucoup de grands musiciens, comme le guitariste Jimy Hendrix n'avaient jamais fait de solfège. On pense également aux guitaristes manouches de grande renommée, à l'instar de Django Reinhardt, Stochelo Rosenberg ou encore, Biréli Lagrène.

Et quand on écoute ce qu'ils ont dans les doigts, on se dit qu'il n'est pas nécessaire de connaître la théorie musicale pour savoir jouer d'un instrument à la perfection.

La méconnaissance du solfège (notes sur la portée, pulsation, noire, blanche, croche et doubles-croches, etc.) ne leur a pas empêché de composer des morceaux inscrits désormais au "patrimoine mondial" de la musique.

Le cénacle des grands guitaristes de jazz (ou de blues, de rock et de métal) est cependant réservé aux musiciens ayant une oreille musicale exceptionnelle.

On peut penser qu'en général, le solfège est un allié solide pour éviter d'être complètement handicapé devant une partition, ou alors pour éviter de subir le syndrome de la page blanche si on compose.

Les inconvénients et les risques du solfège

Peut-on bien jouer du piano en apprenant par cœur ?
Les risques du solfège : avoir un jeu trop "écolier", sans aucune sensibilité, avec le feeling d'une porte de prison.

Si l'on considère parfois qu'on ne peut jouer du piano correctement sans passer par le solfège, cela n'est pas non plus dépourvu d'inconvénients et de petits écueils à éviter.

D'abord, le risque de développer une étude de la musique qui soit trop académique.

La musique est et sera toujours un moyen d'expression. Jouer de la musique, ce n'est pas jouer les partitions note à note comme un artisan lirait un plan pour construire une maison.

Faire de la musique implique inéluctablement de jouer avec les nuances, de faire ressortir les émotions, les sentiments.

Dans ce cas précis, savoir lire les notes de musique ne suffira pas : il faut de la sensibilité.

C'est ce qu'on appelle aussi le "feeling".

Il faut tout de même reconnaître qu'un pianiste doté d'un bon feeling aura un toucher bien plus agréable qu'un pianiste jouant comme un robot, même diplômé des conservatoires.

Le solfège doit être envisagé comme une aide et non une punition.

Aussi, les partitions peuvent être perçues comme difficiles pour un jeune élève : la conséquence peut être de dégoûter l'apprenant de la musique malgré ses prédispositions initiales.

L'autre inconvénient d'apprendre par cœur le solfège est que cela peut réduire la créativité.

Nombreux sont les pianistes qui répètent en boucle les mêmes accords et les mêmes rythmes, ayant la sensation de ne jamais progresser. 

Cela résulte d'un enfermement dans les codes du solfège. Cherchant des accords "compatibles", on en vient à répéter les mêmes schémas et cela, sans enrichir ces accords.

Une astuce pour éviter cela ?

Peut-être tenter d'interpréter d'oreille une partie de piano, un thème ou un solo d'une chanson que vous appréciez.

Même si vous ne reproduisez pas note à note le morceau de l'artiste, tenter d'improviser dessus va vous aider à trouver les accords de la chanson, peut-être vous en faire découvrir. Cela va également vous donner confiance.

Apprendre le solfège en cours de piano débutant

Au niveau débutant, le solfège est plutôt recommandé.

Ce qu'il est important de retenir, c'est que le solfège n'est pas un passage obligatoire avant de se mettre au piano.

Comme on a pu le voir, il est possible de s'amuser et de se mettre devant le clavier sans n'avoir aucune notion de lecture musicale et de compréhension rythmique

Malgré tout, il est clair qu'un apprentissage ludique et accrocheur de la lecture musicale permet à un musicien d'avoir énormément de cartes en main. Tout d'abord dans l'approche des partitions et dans leur application.

Et par la suite, dans l'éventuelle composition. Car il y a une chose essentielle que le prof ne doit jamais perdre de vue. C'est la notion de plaisir.

C'est le plaisir qui fait que l'élève va travailler son jeu en autonomie. Cette autonomie sans laquelle il n'y aurait qu'une très faible progression.

C'est en tout cas l'une des meilleures méthodes pour apprendre le piano !

Le jeu des instrumentistes, exception faite de quelques virtuoses, n'en est que meilleur.

Nous ne sommes pas en train de dire qu'il faut avoir sous les yeux les notes musicales transcrites sur une partition à chaque fois que l'on entend une chanson.

Nous pensons que celle-ci sera beaucoup plus simple à apprendre si l'on apprend à maîtriser le solfège.

En fait, un vaste débat existe sur l'utilité ou non du solfège.

D'aucuns diraient que c'est inutile, d'autres que c'est fondamental.

Sans pouvoir apporter une réponse toute faite, il est clair que ce n'est pas le solfège qui fait le musicien : une partie de piano peut être mal jouée avec une parfaite maîtrise du solfège.

Inversement, on peut faire de la musique en se passant de ces notions musicales.

Mais ce n'est peut-être pas pour rien que le solfège fait partie des enseignements obligatoires au Conservatoire...

Conseils pour l'apprentissage du solfège et du piano

Au fait, à quoi ça sert de connaître la gamme majeure, la gamme mineure, le nom de la note sur une partition, lire facilement les portées musicales si l'on ne joue pas ?

Quels conseils donner aux débutants pour jouer de la musique ?
Quand on débute, il faut des morceaux simples. On ne fera pas du Chopin les premiers mois !

Jouez de la musique et et apprendre à vote rythme sont deux piliers indispensable de votre formation musicale.

Apprenez d'abord à jouer des deux mains (la coordination main gauche et main droite) pour améliorer votre pratique instrumentale.

Evidemment cela implique une sorte de sur-investissement, et une motivation plus importante que la simple envie de refaire un morceau qu'on a entendu et qu'on a trouvé sympa.

Prendre des cours de solfège et jouer de la musique vous permettra de prendre confiance, d'avancer plus vite, de parfaire votre pratique musicale.

C'est aussi le moyen de progresser efficacement et à vitesse égale dans les deux domaines.

Et au final, vous vous rendrez compte que vous pourrez jouer non pas un seul, mais un grand nombre de morceaux qui vous plaisent.

Rappelons au passage que la majorité des morceaux de musique se composent des mêmes accords et gammes (la mineur, sol majeur, fa majeur, mi majeur, par exemple).

Et ça, c'est ce qui fera la différence dans votre envie d'en apprendre toujours plus. Et c'est la mission du prof que de comprendre son élève, et d'adapter les séances en fonction de ses besoins.

On peut donc s'interroger sur l'importance de la relation élève - prof dans l'apprentissage du piano et du solfège. Cette relation qui doit être de confiance, et d'écoute mutuelle.

On peut aussi s'interroger sur la manière de mener un cours de piano en composant avec les deux pratiques. Le professeur se doit de fixer les objectifs d'un cours de piano.

Car ce n'est pas du hasard. On ne peut pas arriver, et faire.

Cela demande un temps de préparation dans le choix des exercices, dans la manière de les mener. Et évidemment l'adaptation à l'âge de l'élève, à son niveau, à sa marge de progression. L'heure du cours et son placement dans la semaine compte également.

Tous ces paramètres doivent être pris en compte pour que l'élève donne le meilleur de lui même.

Et enfin, en voyant de manière plus large, on peut s'interroger sur l'utilité et la pertinence des tutoriels sur internet, qui diffusent des heures entières de cours. Ou comment déceler l'utile de celui qui n'a que très peu d'intérêt.

Apprenez également comment travailler vos gammes au piano...

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Yann

Fondateur de SuperPROF, je suis dévoré par l'envie de découvrir et de toujours apprendre de nouvelles compétences.