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Les fondements de l’écriture japonaise

De Yann, publié le 20/12/2016 Blog > Langues > Japonais > L’Origine du Système Graphique Japonais

La langue japonaise écrite est principalement composée de trois systèmes d’écriture différents : hiragana, katakana et kanji. De quoi se mélanger les pinceaux lorsque vous prendrez des cours de japonais ?

Mais non !

Superprof vous a concocté un cours d’histoire ainsi qu’un petit décryptage de ce système d’écriture.

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Japonais langue : quels sont les 4 systèmes graphiques nippons ?

Le kanji

Les kanji sont des caractères chinois, dont la fonction est de transcrire une partie de la langue japonaise en associant à chaque signe une matrice de sens et de prononciations.

Pour compliquer l’équation, chaque kanji est caractérisé par un ensemble de prononciations et de significations, ainsi qu’une forme, également appelée « ossature » dans la langue japonaise. Comme le précise Wikipédia :

« La caractéristique la plus remarquable des kanji, comme des sinogrammes en général, est qu’ils renvoient par eux-mêmes à des sens des caractères contrairement, par exemple, aux lettres latines ou aux syllabaires, qui ne représentent que des sons. »

Attention, il est important de savoir que chaque kanji possède 2 lectures différentes :

  1. On-Yomi qui est la lecture chinoise
  2. et Kun-Yomi qui est la lecture japonaise.

A certains kanji ne peut correspondre qu’une seule lecture. Malheureusement, il n’y a pas de règle générique expliquant quand utiliser telle ou telle lecture.

De quoi vous donner du boulot durant vos cours d’histoire de la langue japonaise !

Pourquoi ne pas visionner des films de samouraï en parallèle de vos cours de japonais ? Les samouraïs ont dirigé le Japon féodal pendant près de 700 ans. Ils ont contribué à développer la langue écrite.

Il existe plusieurs milliers de kanji (1945 exactement, recensés par le ministère de l’éducation au Japon), mais il n’est pas nécessaire de tous les apprendre pour écrire le japonais.

Les premiers 200 ou 300 kanjis suffisent amplement dans la vie de tous les jours. Découvrez-les grâce à des cours de japonais en ligne ou à domicile.

Le Hiragana

Les hiragana permettent de transcrire la langue japonaise sans ambiguïté, contrairement aux kanji. Chaque hiragana représente en effet une voyelle seule ou une consonne suivie d’une voyelle.

Durant vos cours de japonais, vous apprendrez que des tableaux de correspondance phonétique existent entre les kanas (hiragana et katakanas) et leurs transcriptions romaji selon la méthode Hepburn. Cette méthode est la plus utilisée à l’étranger pour transformer la langue japonaise en lettres latines.

Le Katakana

Les katakana sont des signes correspondant à des syllabes.

Ils sont principalement utilisés dans le japonais pour transcrire les mots étrangers, les noms propres étrangers, les noms scientifiques, ainsi que les onomatopées japonaises.

Les  » hiragana katakana  » s’apprennent donc comme des lettres puisqu’ils sont phonétiques.

Le Romaji

Le terme romaji est utilisé pour désigner les caractères de l’alphabet latin utilisés dans la langue japonaise.

Les romaji s’ajoutent donc aux 3 systèmes graphiques du vocabulaire japonais précédemment évoqués.

A noter que les romajis ont permis à la langue japonaise de se diffuser dans le monde !

Premières traces d’écritures japonaises

Les Japonais n’ont pas eu de langue écrite jusqu’au 4e siècle après JC…

Quand ils souhaitaient écrire, ils utilisaient donc des caractères chinois. Pendant la période Yamato, il est raconté que les premiers documents japonais furent écrits à la cour impériale par des émissaires bilingues chinois ou coréens.

Selon Wikipedia, entre 710 et 784, dite époque de Nara, les Japonais commencent à utiliser les idéogrammes chinois pour la langue japonaise.

La prononciation des mots japonais est alors associée aux caractères chinois. Ils empruntent seulement le son du caractère chinois en enlevant sa signification. Le caractère ainsi utilisé est appelé « manyogana ».

Ce dernier caractère évoluera ensuite pour donner le hiragana, établi dans la première moitié du 10e siècle.

Découvrez également les règles de grammaire et syntaxe de la langue nippone

Comment le nationalisme japonais a créé de fausses traces d’écriture ?

Des écritures primitives ont été découvertes aux 19e et 20e siècles. Comme l’explique Wikipedia, il s’agissait de :

« Quelques caractères vaguement pictographiques, quelques caractères runiques en apparence et d’autres très proches du hangeul coréen (alphabet officiel du coréen, NDR) sont maintenant considérés comme des faux créés pour promouvoir le nationalisme japonais dans les années 1930. »

Une période correspondant à l’Empire du Japon et au colonialisme japonais.

Apprendre le japonais : dans quel sens écrire ?

Quand vous commencerez à apprendre le japonais, vous découvrirez que la langue s’écrit sans espaces entre les mots, de droite à gauche et de haut en bas.

Ce format d’écriture est appelé tategaki.

Toutefois, vous lirez de plus en plus de livres écrits en japonais au format yokogaki, c’est à dire de gauche à droite et de haut en bas, comme en français.

C’est souvent le cas pour les ouvrages scientifiques, notamment.

Pourquoi ne pas découvrir les mangas pour en apprendre davantage sur la culture du Japon ? Les mangas en France sont à lire de la fin vers le début, comme au Japon.

Pour l’écriture des kanji, rappelez-vous que chaque kanji est un ensemble de traits, tracés dans un ordre et un sens précis et pouvant avoir plusieurs significations et prononciations.

Il existe des règles d’écriture à respecter pour apprendre le japonais :

  • Le trait horizontal avant le trait vertical.
  • La courbe à gauche avant la courbe à droite.
  • De haut en bas.
  • De gauche à droite.
  • L’extérieur avant l’intérieur.
  • L’intérieur avant de fermer le cadre.
  • Le trait du milieu, le côté gauche puis le côté droit.
  • Le point, en dernier.

L’écriture japonaise à travers la calligraphie

A l’instar de l’écriture, la calligraphie japonaise est originaire de la Chine et a été importée vers le 6e siècle avec les idéogrammes (appelés kanjis au Japon).

Plus qu’une écriture, la calligraphie ou « shodo » est devenu un véritable art, synonyme de raffinement. Dans la culture japonaise, les travaux de calligraphie sont autant estimés que d’autres formes artistiques comme la peinture ou la sculpture.

Comme l’explique le site Japonismus, la calligraphie est produite en un seul mouvement et devient presque une expression corporelle :

« En calligraphie, qu’elle soit chinoise ou japonaise, le caractère est produit en un souffle, c’est à dire en quelques secondes, et sans retour possible. Tout le corps participe à ce déversement d’énergie, qui est canalisée vers la pointe du pinceau. Les traits composants un caractère deviennent alors, de part cette relation engendrée par ce flux d’énergie, véritablement vivants. »

Pourquoi ne pas vous offrir une calligraphie japonaise pour donner un côté zen à votre intérieur ? La calligraphie japonaise, un art transgénérationnel. Des cours existent pour en apprendre les bases. Tous les niveaux sont acceptés.

Pour pouvoir réaliser une belle calligraphie, il faut disposer des bons outils, au nombre de 4 :

  1. Le pinceau. Il doit être fabriqué avec des poils d’animaux (chèvre, cheval et blaireau…).
  2. L’encre. Elle est obtenue à partir d’un mélange de suie de bois, de colle d’origine animale et d’un peu d’eau pour hydrater ce mélange qui est généralement séché sous forme de bâton solide.
  3. La pierre à encre. Elle sert à la fois de support pour la préparation de l’encre et de réservoir, grâce à une partie légèrement creusée.
  4. Le papier, doté d’un côté brillant et d’un autre absorbant, sur lequel la calligraphie est réalisée.

Au pays du soleil levant, il existe des organisations de shodo à vocation purement artistique et d’autres de nature pédagogique. La calligraphie ou « belle écriture » au sens étymologique du terme connaît aujourd’hui un regain de popularité auprès des jeunes comme l’explique le site nippon.com.

Le championnat national de shodo des lycées est un grand événement qui réunit chaque année des milliers de spectateurs. Dans le cadre de ce tournoi, des équipes s’affrontent pour réaliser la plus belle calligraphie possible. Les dessins sont réalisés sur des feuilles géantes de 4 mètres sur 6, en même temps que les équipes dansent et tapent des mains au rythme de la musique jouée.

La calligraphie, ainsi que le spectacle, sont tous deux pris en compte dans la notation par le jury. Une idée originale de manifestation à découvrir dans le cadre d’un voyage au Japon ou d’un séjour linguistique.

Découvrez en parallèle comment la langue japonaise a su rayonner à travers sa culture

L’alphabet latin au Japon

Dans la langue japonaise, on utilise le terme romaji pour désigner les caractères de l’alphabet romain.

Les romaji s’ajoutent donc à l’utilisation des kanji, katakana et hiragana déjà usités (voir définitions de ces éléments de langage ci-dessus). L’alphabet romain est de plus en plus utilisé dans le japonais moderne. Il sert principalement :

  • Lorsque les caractères traditionnels ne sont pas disponibles (adresses web et emails),
  • Pour saisir des textes en langue japonaise à partir d’un clavier latin.
  • Pour transcrire des noms en japonais pour les occidentaux.
  • Pour certains sigles, en algèbre (équations),..

Un tableau de correspondance phonétique permet de prononcer les 26 lettres de la langue française en japonais. Vous le rencontrerez certainement durant vos cours de japonais.

Si vous parlez une langue indo-européenne comme la langue française, apprendre les bases de l’écriture japonaise vous demandera plus de temps car il vous faudra apprendre différents caractères, spécifiques à la langue japonaise.

Pourquoi ne pas offrir des cours de japonais pour un anniversaire ? Original et enrichissant ! Rendez-vous au Japon pour découvrir la place que les Japonnais laissent à la nature…

Sur Superprof, vous pourrez trouver de nombreux professeurs particuliers compétents pour vous enseigner les bases de la langue de Mishima. Munissez-vous d’un bon dictionnaire japonais français pour vous aider à vous exprimer et à réviser entre les cours.

Une fois que votre niveau sera suffisant, un test d’aptitude existent pour attester de votre niveau, comme le JPLT (Japanese Language Proficiency Test), examen officiel organisé en juillet et décembre de chaque année, et visant à certifier le niveau en langue japonaise de locuteurs non-natifs.

Un test intéressant si vous envisagez une immersion plus complète pour tenter l’aventure de vivre au Japon !

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