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Enseignement supérieur et germanisants

De Yann, publié le 24/02/2017 Blog > Langues > Allemand > Les Diplômes d’Allemand à l’Université

Après le baccalauréat, la plupart des étudiants bifurquent à un moment ou à un autre vers un UFR (unité de formation et de recherche).

Pour ceux qui aiment la langue de nos voisins d’outre-Rhin, l’Université offre de nombreux tremplins pour améliorer ses connaissances en linguistique aussi bien qu’en culture et civilisation.

Les futurs professeurs (potentiels) et les inconditionnels de Goethe auront tout à intérêt à suivre une licence universitaire dédiée, alors que les élèves de n’importe quelle filière ne perdront rien à valider une certification allemand, un DU ou une option en rapport.

Des heures de travail, certes, mais une belle ligne sur un CV, qui prend aussitôt une allure très internationqale !

Enfin, les plus motivés et les plus intéressés par la bonne vieille Germanie pourront éprouver leurs qualités idomatiques en se confrontant à la réalité de la vie dans un Land !

Sophie

Nos professeurs sont tellement heureux

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Les licences de langue allemande

Les études d’allemand possibles à la faculté sont, grosso-modo, de deux ordres : les cursus linguistiques et civilisationnels d’un côté ; les langues étrangères appliquées de l’autre.

Les germanophones purs jus apprécieront en effet le parcours « Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales » (LLCER) adapté à l’idiome teutonique.

Cette licence est présente dans nombre d’universités, même si elle est plus courante dans la capitale et dans l’Est qu’au sud de la Loire.

Bon à savoir également : le campus d’Aix-Marseille propose cette formation en EAD (enseignement à distance) jusqu’au BAC + 3 !

Cette solution est bonne pour ceux qui travailleraient déjà en parallèle, ou suivraient d’autres études en un lieu différent.

Johann Wolfgang von Goethe, natif de Franfort et mort à Weimar en 1832, est un homme de lettres majeur du premier romantisme. Goethe dans la campagne romaine (1787) | Une peinture à l’huile de Tischbein représentant le magicien de la poésie allemande | source : commons.wikimedia.org (domaine public)

Nombre d’établissements de l’enseignement supérieur, à l’instar de la Sorbonne nouvelle à Paris, proposent des semestres en Allemagne.

Comme dans d’autres filières, il est possible d’allier une majeure « allemand » avec une mineure – le FLE (français langue étrangère) par exemple.

Généralement, les matières mises à l’honneur sont la langue, l’histoire et la culture allemande, mais aussi la méthodologie.

Les débouchés de cette licence universitaire sont multiples : l’enseignement, la traduction et l’interprétariat, le journalisme bilingue, un master d’études germaniques…

Enfin, un peu moins théorique et davantage axé sur l’opérationnel et le professionnel, il existe un diplôme de LEA, toujours pluriel.

Il s’agit de choisir deux langues, qui ouvrent sur une licence tournée vers les relations internationales, le commerce mondial, etc.

Il faut en effet s’attendre  à des cours d’économie et à des commentaires de documents d’ordre technique.

Découvrez également les certifications linguistiques du Goethe Institut !

Les certifications de compétences en langues

En l’an 2000, le ministère de l’Éducation nationale a fait le choix de mettre en place les « CLES » pour mettre les langues vivantes au cœur des universités, et ouvrir ainsi les étudiants de France au reste de la planète.

L’idée était de créer un certificat parallèle aux licences, masters et doctorats déjà en place, universel pour tous les UFR (sauf si le jeune étudie déjà la langue en question dans sa filière).

Il existe trois niveaux de CLES, chacun se rapportant à un degré bien précis du CECR (Cadre européen commun de référence).

Cela nous donne un CLES 1 décernant le niveau B1, un CLES 2 pour le B2, et, enfin, pour les meilleurs, un CLES 3 offrant le C1.

Pratiquer la version ou le thème est nécessaire pour avoir une bonne grammaire et une juste prononciation. La lecture | Lire les textes allemands dans la langue d’origine est incontournable | source : unsplash.com

Toutes les langues ne sont pas représentées, mais, sans surprise, l’allemand ne manque guère à l’appel !

L’épreuve est très dense (une bonne demi-journée) et variée, évaluant à la fois la compréhension écrite et la compréhension orale, sans oublier la rédaction et l’expression orale.

Comme l’une ou plusieurs de ces quatre parties de l’examen ne sauraient pouvoir « rattraper » les autres, l’ensemble est assez exigeant : le taux de réussite est inférieur à 40 % !

C’est souvent l’oral qui coince les candidats, la faiblesse des Français dans cet exercice n’étant donc pas seulement une légende.

A découvrir aussi : comment passer une certification d’allemand type DAF ou DSH.

Les diplômes universitaires

On l’oublie souvent : outre les sésames les plus courants et les plus connus, la fac c’est aussi des DU et des capacités.

Ces dernières s’adressent aux élèves n’ayant pu obtenir leur baccalauréat. Mais elles n’existent que pour le droit.

En revanche, les diplômes universitaires sont multiples et variés, restant d’ailleurs assez libres.

Non loin du Bade-Wurtemberg, de la Rhénanie, du Palatinat, de la Thuringe, de la Westphalie et de la Saxe, Francfort est une ville au rayonnement international. La Viadrina | Un établissement supérieur huppé, en plein Francfort-sur-le-Main (Hesse) | source : pixabay.com

À titre d’exemple, en Bourgogne, à Dijon, l’UFR Langues et communication propose depuis 2013 un « diplôme universitaire d’allemand ».

À l’autre bout du pays, un DU « langue et cultures allemandes » est enseigné à Nice (Sophia-Antipolis).

Il est distribué sur six semestres et il confère un niveau bac + 3.

Pour enrichir son profil en vue de candidatures professionnelles dans un univers globalisé, un DU est toujours un bel à-côté, un argument de plus à faire valoir.

Une langue vivante en option

Pour ceux qui aiment l’allemand sans toutefois en faire un passe-temps ou une panacée, l’Université abrite des modules intéressants.

En effet, avec le souci d’ouvrir toujours plus les adolescents aux langues et aux civilisations étrangères, pour que nos futurs pros soient parfaitement à leur aise sur une scène internationalisée, il serait à peu près impossible de dénicher une filière où il n’y aurait aucune unité de valeur consacrée à une langue étrangère.

Apprendre l'allemand. La meilleure façon d'apprendre l'allemand. Apprendre en ligne, simple et efficace. Apprendre Allemand grâce à des options linguistiques.

Philosophie, histoire, chimie, etc. (je fais bref, pour ne pas continuer la liste à l’infini !) : partout il y a des options linguistiques, comptant pour 3 à 6 ECTS – si ce n’est davantage – par semestre.

Sur les grands campus, le choix du langage à étudier est extrêmement large, depuis les LV européennes les plus classiques jusqu’aux dialectes les plus sophistiqués, issus des contrées les plus éloignées…

Mais un idiome aussi répandu que l’allemand, pour lequel les professeurs ni les apprenants ne manquent, sera disponible à peu près tout sur notre territoire de même que partout à l’étranger (songez au programme ERASMUS).

Une aure façon d’étuder une LV comme en option, en marge de la fac, c’est de recourir à des cours particuliers à domicile.

Comme l’enseignement supérieur ne concerne que les villes importantes, il ne sera pas difficile de trouver un bon professeur de teuton !

Entre le bouche à oreille et Internet, tous les outils indispensables pour dénicher la perle rare sont à portée de main…

Faire ses études en Allemagne

Passons maintenant au top du top.

Pour avoir un accent et une prononciation parfaitement germaniques, ainsi qu’un vocabulaire étendu et précis, rien ne vaut de se confronter au réel : la vie quotidienne d’une nation.

Comment aller dans une université germanique ? Partir Vivre en Allemagne !

Là, un séjour universitaire en pays teuton est le nec plus ultra de l’apprentissage de la langue.

Votre bonne vieille grammaire de collège ne sera plus qu’un ensemble de schémas théoriques, mais un véritable lexique en acte.

Vous apprendrez et assimilerez rapidement tous les mots nécessaires dans la vie courante, sans plus hésiter, au point de réfléchir et penser dans la langue même de vos interlocuteurs nés par-delà le Rhin.

Tout véritable bilinguisme repose sur de telles expériences en immersion prolongée, où le néophyte croque à pleines dents un langage, mais aussi la façon de vivre qui s’y rapporte.

Il n’y a que des avantages à cette solution, où il vous est permis de faire d’une pierre deux coups : d’un côté, connaître la langue allemande jusque sur le bout des doigts et la maîtriser à la perfection ; d’un autre côté, valider des acquis dans une autre matière, de la même façon que si vous étiez resté chez vous.

Si vous préférez la montagne, le ski et la valse, l’Autriche vous ouvrira elle aussi grand ses portes !

Les accords entre Etats et l’Union européenne facilitent les reconnaissances de niveau et les validations d’ECTS, tandis que des bourses supplémentaires sont volontiers offertes à ceux qui se montrent assez audacieux pour tenter le voyage !

Dans cette perspective, il existe des « écoles universitaires » spécifiques, comme c’est le cas du cursus « Regio Chimica » impulsé par l’université de Mulhouse (via l’ENSCMu), dans le sud de l’Alsace.

Il s’agit tout bonnement d’une « licence transfrontalière » de chie, habilitant ses lauréats à obtenir un diplôme allemand en plus d’un diplôme français, après avoir passé au moins une année d’étude à Fribourg-en-Brisgau.

Ici, les effectifs sont triés sur le volet, ce qui en fait une espèce de grande école (ou, du moins, de classe préparatoire), au sein même de la faculté !

C’est l’assurance de suivre une filière de pointe, dans un cadre propice aux progrès et aux échanges interculturels.

D’autres diplômes universitaires transfrontaliers existent.

C’est ainsi qu’est née une « Université franco-allemande » (Deutsh-Französische Hochschule), où les masters sont également mis à l’honneur.

Par ce biais, des partenariats associent Metz à la Sarre (coopération et communication transfrontalières), Aix à Tübingen (histoire), Besançon à Karlsruhe (mécanique), ou encore Cergy-Pontoise à Düsseldorf (droit), entre bien d’autres possibilités…

Les Bavarois avaient jadis leur royaume autonome, un peu comme la Prusse, absorbant entre autres la Franconie. La Bavière | Une province aux paysages typiques, charmants et inoubliables | visualhunt.com

*

Ca y est, vous avez toutes les données en main pour réussir votre allemand dans le post-bac !

Il ne vous reste plus qu’à lister vos objectifs pour savoir quel type de parcours vous convient le mieux, selon que vous souhaitez vivre en Allemagne (programme d’échanges), devenir bilingue (licence dédiée), parler couramment l’allemand (cours intensifs), le lire simplement professionnellement (CLES), ou encore vous y intéresser par simple curiosité (une option par-ci, par-là).

Découvrez enfin comment obtenir votre BULATS allemand

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